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VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES I2I

me et disent ; « Eh bien, habituez tout le monde à r : Vive la Patrie! et ce sera fini une fois pour jutes ! » Mais il faut que le cœur, lui aussi, soit conincu, et voilà vourquoi je dis, moi : « Tâchons de faire une Patrie française »... Songez à ramener l'unité ale dans la Patrie, mais n'oubliez pas que l'unité orale se réalise de l’intérieur et non de l'extérieur : n'est pas en mettant à tous les citoyens le même sur l'épaule et le même uniforme sur le dos que

autrement. Quant à nous, ce que nous croyons à heure actuelle, c’est que le jour où l’on voudra consilérer l’idéal de Justice et de Fraternité entre tous les lommes, c’est-à-dire l’Idéal chrétien, comme une réalité vante à partir de ce jour-là, on pourra fortifier et ivifier la Patrie, en en faisant un instrument de proet non pas quelque chose de stationnaire, voire

lême de réactionanire. (1)

La Propriété

La propriété est une des conditions nécessaires l’ordre social et cela non seulement sous les Ée imes qui admettent et consacrent les abus du apitalisme contemporain, mais sous n'importe uel régime qui ne veut pas se mettre en contraion avec la raison elle-même. Dans sa pro-

Cet pa Ru x 122 LE SILLON ET LES CATHOLIQUES. M

Sceaux, Marc Sangnier disaïit :

« Nous reconnaissons la légitimité de la propriété, viduelle, qui est de droit naturel, mais nous ne 0 naissons pas que ce soit là la seule forme légitimem propriété. Tandis que certains radicaux ne veulent q de la propriété individuelle et certains socialistes que la propriété collective. nous croyons, quant à nous, q y aurait intérêt à ce que trois formes de prop puisent coexister. 11

1° La propriété privée non seulement des vêtement de la maison, maïs encore des instruments de tra qu’on peut posséder individuellement, et même, — l'e rience des siècles nous ayant surabondamment mc la timidité conservatrice des groupements ouvriers, nous croyons que l'existence de certains capitaux fi industriels ne sera pas inutile dans la société future, serait-ce que pour permettre aux hardis pionniers de civilisation, de trouver les ressources matérielles. né saires à leurs entreprises.

2° Une propriété commune limitée aux groupeme des ouvriers manuels ou intellectuels, contremaîti ingénieurs, architectes, travaillant dans un atelier, d | une usine, sur un chantier déterminé, ces groupeme | pouvant d’ailleurs s'unir entre eux et posséder à" tour en commun. Les capitalistes usent depuis lo temps déjà pour leur compte de la propriété collect mais ne serait-il pas meilleur et plus équitable que a sociétés financières, dont les actionnaïres ne connais à rien aux travaux dont l'exécution les enrichit, soi remplacés de plus en plus par des groupements fratern de travailleurs ? (1)

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