‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 57 sur 109 · VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES

Jne propriété d'Etat. — Il est juste que les entre- 2 d'intérêt général, telles que les chemins de fer,

des lois d’expropriation n'’enrichissent pas seunt quelques privilégiés, mais voient leurs profits ir à l'utilité de la collectivité tout entière.

n entendu, ces transformations économiques ne dient être le résultat d’une décision brutale et vexa- > (puisqu'elle ne tiendrait pas compte des droits légiément acquis). Elles doivent résulter d’une évolution Juelque sorte organique à laquelle vraiment nous rons qu'aucun bon citoyen ne saurait avoir le coude songer à s'opposer. »

Jne profession de foi électorale ne pouvant être TÉSUMÉ, NOUS reCOUITONS pour avoir la pen-

lé le plus grand Sillon. Là, il cite l’article 5 Motu proprio de Pie X : « C’est un droit

lustrie, ou de la cession ou donation d’autrui, hacun peut à son gré en disposer raisonnable- 21 t. »

Président du Sillon ajoute: « Donc, ce que s ne pouvons faire, c’est d’affirmer avec cerfäins socialistes que la propriété c’est le vol et e toute propriété privée, tout au moins celle

« qui provient d’un héritage, est in a « au droit naturel. C’est là une des erreut « les Papes ont condamnées en cond amine « socialisme ». 4

Puis il insiste sur la nécessité de la prof individuelle : 1

« A supposer que le consentement unive hommes voulût transformer par impossible & priété privée en propriété collective, nous verri obstacles à ce dessein.

D'abord, la propriété privée est comme la cuira la liberté individuelle ; c’est aussi le rempartM famille, et le collectivisme absolu des biens n’aure raison d'être que s’il était comme le symbole du collectivisme des femmes et des enfants.

Mais, accepterait-on même de conserver ce mini de propriété indispensable à l'existence de la vie liale, nous ne serions pas encore satisfaits. C’est.q effet les collectivités sont, par instinct, timides et vatrices. Les progrès de la civilisation exigent généreux pionniers risquent tout pour tout conqu importe donc qu'ils aient entre les mains les instrun de ce labeur essentiellement individuel et nous réclai qu'il demeure toujours assez de propriété privée pour le champ de ces généreuses expériences ne soit p: s nitivement supprimé. » (1) Et

Après ces explications, le Président du Sith (

(1) Marc Sangnier. Le plus grand Sillon ; le droît de priété, passim.

Ju’y a-t-il donc dans tout ceci de dangereux et de f? (1) Rien, absolument rien, sans doute, mais, beaucoup de nos modernes capitalistes ne voient les prêtres du Christ qu’une gendarmerie suppléaire pour monter la garde devant une organisation le dont ils se figurent bénéficier et qu’ils voudraient e éternelle. Le capitalisme, c'est leur véritable Dieu.

l’abbé Fontaine analyse aïnsi les doctrines de Marc ier sur la propriété : « C’est le collectivisme des Fabiens : grande propriété, sous quelque forme qu’elle appaoit être nationalisée, socialisée. La moyenne et la petite , sera volée à ses détenteurs actuels, petits industriels, commerçants, petits cultivateurs, pour passer aux mains ouvriers, journaliers, domestiques, etc... »

…Sangnier ne se doute pas que cette doctrine heurte lement les principes de droit naturel et l’enseignement de

. » (Abbé J. Fontaine. Le modernisme sociologique, , Paris, Lethielleux, 1900.)

gnier qu'on vient de lire. C’est qu’en effet M. l’abbé 2 n’a pas lu Marc Sangnier pour savoir ses idées sur Jpriété; il a lu, nous déclare-t-il, dans l’alinéa qui précelui que nous venons de citer, il a lu, dans un journal “le compte rendu des réponses faites par Marc Sangnier P représentant de la Confédération générale du travail au ës du Sillon tenu à Quimper. Voilà une étrange manière nformer. Marc Sangnier a fait une profession de foi et

pi À C'est lui qui doit demeurer. Quand on tou

ils se scandalisent et leur indignation bornes.

Or, nous savons que l’on ne peut servir deux: Dieu et l'argent, car servir l’un, c’est haïr l’au

Nous, nous adorons Dieu. Lui seul est étern n’aimons que Lui et nous ne craignons pas les idoles. » (1)

Evidemment, pour Marc Sangnier et ses le capitalisme est autre chose que la propriét défendent celle-ci, ils stigmatisent celui-là qu’en effet le terme de propriété leur suffit désigner le droit légitime du maître sur sa el et qu’ils rangent sous le nom de capitalism semble des abus commis au mépris de notion du droit de propriété. J'ai toujours étonné de voir la facilité avec laquelle des« très honnêtes et même religieux confonda propriété avec le capitalisme. Sans doutet propriété est de quelque façon un capital

du dix-neuvième siècle — conversion qu:

jusqu’à un certain point, nécessaire pour.

(1) Marc Sangnier. Le plus grand Sillon ; le le droit. priété, vers la fin de l’article. Ch

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