VIII. — LES QUESTIONS SOCIALES
oilà la solution démocratique. Elle est à l'inverse de solution étatiste. (1)
] ne s’agit pas, comme on le voit, de détruire l’auité patronale, mais bien, au contraire, d'en rendre a articipants un nombre toujours croissant d'ouvriers.
« Rien de plus légitime, de plus évidemment souhaible que cette solution démocratique. Ceux-là seuls qui, ans leur égoïisme, ne veulent pas permettre à d’autres eux de s'élever, peuvent la condamner.
Il n’est pas non plus de solution plus sage, car, en sant bien voir au prolétariat que ce n’est pas par une meute qu'il peut transformer la société, en lui faisant foucher cette incontestable vérité qu’on ne doit songer À supprimer que ce qu’on est à même de remplacer, elle détourne des infécondes et sanglantes aventures et rige toute son ardeur révolutionnaire vers une réforme orale et vers la conquête des vertus indispensables à s glorieux projets.
Nous sommes convaincus qu'il sera impossible aux Ommes de bonne foi qui nous liront, de ne pas approu- Ver ce programme. » (2)
“Somme toute, la transformation est inévitable,
«) « Ainsi, le but avoué de ces Sillonnistes, c’est la lutte classes, la destruction du patronat et des salaires, que remplacerait sans doute par le collectivisme » (abbé Fone. Le Modernisme sociologique, p. 30). C’est un peu court our résumer la théorie de Marc Sangnier qui dit toute autre ose que cela, et puis cette supposition que l’on remplacerait +, par le collectivisme n'est-elle pas étrange alors que Marc gnier combat partout le collectivisme et surtout le collec-
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puisqu'elle est la loi de l’histoire, mais d’aller à la révolution, le Sillon veut simpl ler seconder l’évolution normale. Le patronat Bi coopération coexisteront pendant un temps € la durée ne peut être déterminée et la coopéra tion triomphera dans la mesure même où el réalisera plus de justice et de fraternité. |
La nécessité d'opter entre l'orientation rèvoli tionnaire ou l'orientation vers le progrès nor se présente à propos de tout ce qui touche à l'or ganisation du travail; il est tout naturel qu” oil s'impose en matière de groupements ouvri s Ces groupements, qui sont les syndicats ont sou vent à leur tête des meneurs arrivistes et ne voien pas plus loin que la lutte de classe. Le Si Lo croit qu’il y a mieux à faire et que pour deveni véritablement féconds, les syndicats devraien présenter un triple caractère et être :
« 1° Vraiment professionnels et affranchis de la nie des politiciens.
2° Vraiment démocratiques, c'est-à-dire non pas S lement des moyens d'amélioration immédiate du kr
transformation sociale. 4
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3” Respectueux des forces morales et religieuses qui comme les conditions intérieures de la vraie soliarité et des rénovations économiques.
Les catholiques ont le devoir, non seulement d’agir ins les groupements qui leur appartiennent en propre, ais, sans doute aussi, d'essayer, autant qu'ils le pouront, de mettre la force sociale que leur donne leur foi … service de toutes les œuvres utiles, et, comme le commandait déjà Léon XIII, de travailler aux œuvres mporelles en collaboration avec tous les honnêtes gens. D'ailleurs, s'il s'agit des Syndicats, et d’une façon énérale des œuvres démocratiques, nous ne voyons pas ien comment on pourrait se passer des vertus que, üle, l'influence divine de la religion, peut développer # maintenir dans l’âme des hommes. » (1)
La lutte de classe
La marche vers le mieux être social suppose, à éfaut d’une collaboration spontanée et affecleuse de tous les éléments sociaux à un même fort, au moins une certaine convergence des olontés ; dans tous les cas elle exclut la lutte de asse dont notre époque particulièrement offre le iste spectacle.
“On aurait tort, toutefois, de considérer les uvriers comme étant les seuls à vouloir la lutte
à classe :
(x) Marc Sangnier. Le plus grand Sillon ; p. 255 et 256.
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y aurait crime ou folie à ne pas tout sacrifier N ce Rien ne ressemble plus au bourgeois prudhommes
ments préconçus que l’ouvrier socialiste dont l'in sigeance est, elle aussi, sans nuages et le secta SANS, KEMOTS. -je à mi vie!» 2 01% ele AE se RER
« Or, ces classes que le socialiste et le réaction tendent à exaspérer l’une contre l’autre, qu'est-ce surtout qui les constitue ennemies ? Une différence, ui opposition réelle ou supposée d'intérêts matériels voilà justement ce qui nous attriste et nous décon On voudrait grouper les hommes, non d'après.
caractère, leur tempérament moral, leur croyance. gieuse, mais uniquement d’après leurs intérêts... NU se résoudrait en une question d'argent. L’utilitarisn plus éhonté deviendrait la règle des actions huma
humanitaires, une fois les ballons crevés et les dégonfilées.
homme, il ne faut pas qu'il l’oublie ! ét comm:
sentirait-il pas que la solidarité humaïne est antéri à la solidarité de classe. Il y a des questions de et de justice qui doivent tout dominer. » Mo
Après avoir lu les citations de ce ie