IX. — QUELQUES ACTES
PORTE COOP EEE
Et vous qui nous quittez, Pères très purs, amis très aints, vous qui de longtemps peut-être ne verrez plus la France, mais qui ne saurez jamais l'oublier, priez que le Seigneur tout-puissant mette dans nos cœurs trop “4 les assez de force invincible pour que, robustes boureurs, nous sachions défricher et assainir le sol pb et embroussaillé de notre démocratie : et ans que plus jamais les ronces méchantes et jalouses pu uissent l’étouffer, la terre féconde de France montrera êrement au monde l’ample et divine moisson de ses oines héroïques. » (1)
(x) Marc Sangnier.
feviennent, passim.
Après ce qu’on vient de lire, il paraît invraisemblable qu’on it pu accuser le Sillon d’être resté indifférent aux injustices Commises contre les religieux. C’est pourtant ce qu'a fait la Semaine religieuse de Cambrai ; dans son numéro du 18 novemre 1905, elle disait : « Nous n'adons pas souvenir que le Sillon » ait jamais eu un mot de protestation contre la poliation et l'exil de nos religieux et religieuses. » Cette emarque si inexacte fut prise au sérieux par beaucoup de catholiques dans l’esprit desquels elle demeura comme un grief jontre le Sillon, et, cette année même, le 24 mars 1909, la Croix de la Marne rééditait la même accusation si fausse et épuis si longtemps réfutée : « Qu’a fait le « Sillon », disaitlle, en face de ces injustices (celles commises contre les relieux) ? Peut-on citer parmi les exercices oratoires de son chef un discours flétrissant le vol et l’iniquité ? »
… Les rédacteurs de ces feuilles diront peut-être qu'ils n'étaient Pas renseignés; mais s’il n’est pas permis d’accuser gravement quelqu'un dans une conversation particulière sans être “enseigné, ne semble-t-il pas encore moins permis d'imprimer “sans renseignements la même accusation ?
L'Esprit démocratique ; pour qu’ils
La réunion des Mille-Colon
et le Meeting sanglant.
Au printemps de 1903, à l’occasion des scan dales causés par les irruptions violentes d « apaches » dans un certain nombre d’églises d Paris et de la banlieue, le Sillon fit une mani festation qui eut un grand retentissement. 14
Beaucoup de Sillonnistes avaient pris part à la défense des églises, et le samedi 23 mai, ils
à organisèrent dans la salle des Mille-Colonnes, ru e de la Gaïîté, une conférence publique dont l’annonce disait :
« Une bande de sectaires haineux vient de déclarer 1 guerre au catholicisme. Ils espèrent terroriser le pay: et imposer à un gouvernement timide et affaibli, leu dictature jacobine. Far,
Ils se trompent... La France n’est pas mûre pour u si pitoyable servitude. De toutes parts, les églises appa j raissent non plus seulement aux croyants comme k Ë sanctuaire sacré de la divinité, mais aux incroyants euxmêmes comme des citadelles de liberté pour la con cience humaïne.. »
é On le voit, c’est encore l'application de la
af,
méthode indiquée il y a un instant : intéresser au respect de la religion non seulement les catho-