‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 64 sur 109 · IX. — QUELQUES ACTES · texte numérisé non relu

IX. — QUELQUES ACTES

te Ce ne fut pas le spectacle le moins intéressant isait le Gaulois du lendemain — que de pouvoir consr l’élan sincère avec lequel des prêtres et des cathoues ont applaudi un chant dont une tradition aujouraui acceptée, plutôt que des circonstances historiques ises, a fait un hymne à la liberté. »

près cette imposante manifestation, et malgré le et-apens organisé par les « rôdeurs de barrière et les Scarpes » qui semblaient être alors les auxiliaires les s dévoués du gouvernement, les Sïllonnistes et un n nombre de leurs amis se réunissent sur le terrain ue contigu au Sillon central. Là de nouveau on ntend Marc Sangnier puis le député Lerolle, le conseiller ünicipal Duval-Arnould, le vice-président du Conseil néral Mithouard, Bazire, de la Jeunesse catholique, vocat Joseph Ménard et M. l’abbé Petit-Demange. “Vers 11 h. 1/2, dit le compte rendu, la manifestan a pris fin — ou plutôt elle n’est pas encore terée. Il faut que cette protestation se fasse toujours tendre, toujours, tant que la liberté ne sera pas rentrée “France, que nos religieux et nos moines seront traités parias, que la haïne règnera dans notre pays, tyran osé pour un temps, mais que n’acceptera jamais e nation généreuse ! » (1)

Cette réunion publique et ce meeting n'étaient illeurs pas, de la part des Sillonnistes, un e isolé au milieu de leurs autres travaux : sans npter les articles parus dans leurs organes gionaux, la revue Le Sillon publia vingt et un

(1) Cf. numéro spécial du Sillon déjà cité.

teurs ; plusieurs manifestations eurent lieu en; vince où le président du Sillon et ses amis dé nc cèrent les lois hypocrites et en flétrirent Me auteurs, et, une fois en présence du fait acco: ils ne se résignèrent pas à l’accepter ; il

ne ï' @

dirent-ils, refaire un esprit public qui imposed

réparation de semblables injustices et en re le retour impossible. Au moment de l’exodede Congrégations Marc Sangnier écrivait : |

« Doucement, sans bruit, les moïnes s’en vont vieilles maisons se vident ; les solitudes, peuplées d’im

ces parfums ténus qui s’évaporent sitôt que le va brisé, sous le coup brutal de la loi qui les frap âmes pieuses s'en sont allées, sans colère, sans CRE Ne PR LE MERS dise MO RSAIEE .…Le mal... n'est pas tant dans la loi déplorable. frappe des innocents que dans l’état plus Ilamen! encore d’un pays qui rend possibles le vote et l’exécui de semblables lois... Ce n'est pas avec des regre des vœux que l’on sauvera le pays, mais bien l’activité virile et résolue. C’est l'opinion publique nous faut conquérir ; c'est l'âme du peuple que devons délivrer. Alors il faudra bien qu’on laisse nos moines. Leur place sera d’elle-même toute p foyer national. On sèmera des fleurs sur leurs les vieilles maisons, soudain rajeunies, Ç

Page 1