IX. — QUELQUES ACTES
aux Sillonnistes ; c’est son buste qui occupe - depuis sept ans, la place d'honneur dans la salle - de rédaction. Aussi c’est avec bonheur que le Président du Sillon et ses amis, organisèrent le » 8 février 1900, à la salle des sociétés savantes, une
… Ce n’est pourtant pas faute de nous être expliqués... Pourquoi … faut-il que la lumière n'arrive pas à se faire complète ? C’est probablement le nom même de Thalamas qui est cause — de tout cela. On approuve l’exposé que nous faisons, on admet ” nos raisons, on convient même qu'il nous était peut-être difficile de faire autrement... mais « vous avez défendu Thalamas ! » … Voilà le mot qu'on nous répète, expression d’un dégoût peu “raisonné mais compréhensible.
Croit-on par hasard que nous ne nous le soyons pas répétés ? - Nous avons si bien senti que notre acte paraîtrait inoui que “nous avons attendu plus d’un mois avant de marcher à fond. Nous ne l'avons fait que lorsqu'il a été bien établi que nous , défendions, non pas Thalamas, mais nos camarades, nos études ct la Sorbonne. Cette distinction est très réelle ; elle existait - dans la pensée des étudiants. On dédaignait, on ignorait . l’homme qui avait été l’occasion du conflit, maïs on se battait » parce qu'on sentait qu'il y allait de la dignité de tout le corps des étudiants. Au reste, l’homme (Thalamas), qui avait dit : « Je veux qu'il y ait une affaire Thalamas, et qu'elle fasse du bruit », n’a pas caché son dépit de voir qu’on s’intéressait si peu à sa personne.
Je me rappelle. la phrase de la Corrispondenza Romana k« Faire le coup de poing contre les catholiques, c'est ici que la chose devient inadmissible et que l’équivoque commence. » Mais prétendait-on par hasard nous donner comme représentant « les catholiques » ce ramassis de jeunes gommeux, pour les trois-quarts étrangers aux Facultés, encadrés de garçons … bouchers et de journalistes réactionnaires, qui venaient tous les
grande réunion en l’honneur de V'héroïne allait bientôt monter sur les autels. “a
Voici des passages du remarquable discours que Marc Sangnier prononça à cette occasion
Je sais, camarades, qu’il y a, en dehors du SäL et même dans les rangs de nos plus implacables ad) saires politiques, des chrétiens, des catholiques, et. fais appel, ce soir, à leur conscience. Je leur dis
coups ? Depuis quand suffit-il d’être royaliste et braïllard pour incarner le catholicisme ? 4
Mais ici se présente une zutre objection à laquelle je n’ pas encore eu à répondre directement : Ces Sillonnistes qui o si crânement pris place à côté des républicains n’ont-ils pas plus adroîts que religieux ? et si leur conduite a été utile por la diffusion de leurs doctrines politiques, ne scandalise-t-elle p: à bon droit les catholiques ?
Ah! je voudrais que ceux qui pensent ainsi aîillent en caus avec tels de nos amis de l’Ecole normale ou de la Sorbo eux qui nous ont suivis de près tout ce temps ! Ils leur diraïe s'ils nous considèrent comme des catholiques diminués, si nous ont jamais vu reculer quand il fallait affirmer énergiqt ment notre foi.
CHERS ER TS HP SRE SRE RE BAD ANNRNE LTRUR Gu
J'ai fait pendant cette période la connaissance d’un camara qui m'écrivait qu’au point de vue politique le program radical-socialiste le satisfaisait, maïs qu'il lui manquait âme et un idéal. Ce camarade est aujourd’hui Sillonniste ; le Sillon ïl est revenu à la religion ; il est un pratiquant fe vent. Je pourrais citer d’autres exemples. Que Messieurs À royalistes en montrent autant ! :