‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 88 sur 109 · IX. — QUELQUES ACTES · texte numérisé non relu

IX. — QUELQUES ACTES

e N’est-il pas vrai que Jeanne d'Arc est notre héroïne tous, n'est-il pas vrai que Jeanne d’Arc est déjà bienheureuse, qu'elle deviendra sans doute bientôt une sainte canonisée et que, nous agenouillant devant les mêmes autels, nous pourrons porter la même vénération “à une héroïne qui n'appartient plus aux Français seuent, mais qui, miracle de la catholicité de l’Eglise, appartient encore aux Anglais, ses ennemis de jadis ? C'est que, travaillant pour son pays, elle a fait passer, toujours avant tout, le Christ lui-même, et si son éten- “dard a ramené la victoire, c'est que Jeanne parlait au nom de la France sans doute, mais d’abord au nom de Dieu.

“ Je sais, camarades, qu'il y a parmi ceux-là mêmes qui respectent Jeanne d’Arc des hommes qui ne croient “pas à sa mission divine, qu’il y a des hommes qui, n'étant ni catholiques, ni chrétiens, considèrent comme ne belle légende ces voix qui poussaient l’humble payanne à affronter les champs guerriers. Je sais qu’il y des hommes qui ne peuvent pas nous suivre lorsque nous montons religieusement les marches des autels “sacrés. À ceux-là, je demande de ne pas raïller notre croyance, de ne pas railler nos convictions intimes, et Si, par hasard, ces hommes sont internationalistes, ‘humanitaires, s'ils ont conçu le rêve d’une cité frater-

. Croyez bien que si nous avions manqué d’enthousiasme, rien ne nous eût été plus simple que de rester dans nos livres et “dans notre coin : c'était si commode! et bien plus sûr pour des gens qui ont des examens à préparer. Si nous avons cru “devoir dépenser notre temps et nos énergies, c’est que nous

espérions faire de bonne besogne sillonniste et catholique, deux “choses que nous ne séparons jamais.

D. Anziani. »

‘fille qui voulait « bouter l’Anglaïs hors de France

nelle qui, par-delà les frontières, réunirait tous hommes dans un amour commun de la Justice et l'Idéal, ah! qu'ils rendent au moins hommage ac prodige qu’accomplit notre Eglise.

Comment ! l'héroïne nationale de la France, cette je

elle que les Anglais, après l’avoir faite prisonnière, tinaient au bûcher, celle-là même, l'Eglise la propos au culte de tous les catholiques du monde entier. Et catholiques anglais d'aujourd'hui vont s’ageno sans doute, devant l'autel de la bienheureuse Jea d'Arc !

Camarades, cela est noble, cela est grand et mérite l’admiration même des incroyants,... car ils doivent pas oublier qu’il n’y a jusqu'à présent qi l'Eglise qui a été capable de faire tomber les frontière!

de héros plus augustes que tous les autres, pour saints, pour des hommes qui possédaient la conscie et la vertu en dehors des limites communes et qui arri vaient à communier avec ce qu'il y a de plus universe et de plus divin dans le monde.

Nous aimons Jeanne d’Arc non seulement parce: que nous sommes chrétiens, mais nous la chérissons aussi parce que nous sommes Français. Ici, je voudrais vous dire toute ma pensée : ce serait étrangement rab ser le patriotisme que d’en faire l'apanage excl d'une coterie et d’un parti. Nous sommes Françaïs: même titre et même parfois davantage que ceux qui font de ce tapageur patriotisme une enseigne politiq Nous.croyons que le grand devoir des Françaïs, ce n pas de tâcher de restreindre le nombre des Français vw

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