IX.— QUELQUES ACTES
munion aux hommes vivants, celui qui oublierait que ous charrions dans notre sang des tristesses, des douurs, des rancunes, sans doute, mais aussi des gloires t des espérances, et qu’un homme qui a travaillé pour ie idée plus grande que lui-même n’est pas mort tout tier lorsqu'il est descendu dans la tombe, parce que déal qu'il défendait et qui l’a poussé en avant a entraîné les plus faibles qu’il conduit et subjugue. N’est- 1l pas vrai, camarades libres-penseurs, non catholiques, thées, qui que vous soyez, n'est-il pas vrai que vous éroyez à cette mystérieuse communion des hommes à vers les siècles, à travers les pays ?
À Æh bien ! Jeanne d’Arc, n'est-ce pas une de ces figures Jui peuvent nous réunir ? Jeanne d’Arc qui a été perséutée parce qu'elle avait trop aimée son pays, elle qui t restée fidèle à sa foi et à son Eglise alors que les ardinaux et les évêques la condamnaient, Jeanne d’Arc ui est restée elle-même, simple petite paysanne, malré la gloire des victoires et l’horreur des supplices, éanne d’Arc n'est-elle pas un lien toujours vivant entre os cœurs ? Et au lieu d’agiter sa mémoire comme une rche de discorde, ne devrions-nous pas la garder comme sceau d’unité fraternelle apposé sur nos âmes ? (1)
(1) Ce chapitre est intitulé Quelques actes du Sillon. Nous avons donc pas prétendu reproduire tout ce que le Sillon bentrepris sur le terrain dont il est ici question, mais simpleent montrer, par quelques exemples, comment le Sillon oriente
a cogduite pratique.