‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 89 sur 109 · IX. — QUELQUES ACTES · texte numérisé non relu

IX. — QUELQUES ACTES

tables, maïs c'est au contraire de s'’ingénier à toucher le eur et l'âme de ceux qui ne sentent pas encore vibrer suffisamment en eux le vieux patriotisme.

“ Croyez-vous, camarades, que ce soit par des violences, “croyez-vous que ce soit par des bagarres, croyez-vous que ce soit par des insultes que vous développerez le patriotisme de ceux qui disent n'avoir plus guère de raisons d'aimer la France ?

… Nous croyons au contraire que la France sera aimée “dans la mesure où elle sera digne de l'être et que si ous voyons autour de nous des hommes qui disent « La France n'est plus rien pour nous », nous devons travailler, avec une inlassable énergie à développer tant “de justice, tant de bonté et de fraternité que la France ne puisse plus ne pas être aimée par tous ceux qui ont encore au cœur quelque souci de leur conscience et de eur honneur. (Vifs applaudissements).

» J'imagine qu’en France, à l’heure actuelle, il n’y a pas un seul groupement d'individus qui fasse profes- “sion de mépriser et d'insulter Jeanne d'Arc ; j'imagine “qu'il n’y a pas un seul parti, ni de citoyens, ni d’étu- “diants, qui accepterait de se rassembler au cri de : « À bas Jeanne d’Arc ! » Je crois qu’il y a longtemps qu'on va laissé ces insultes à Voltaire et que personne n'’écrirait “plus aujourd’hui la Pucelle.

…. ...Je prends à témoin les nombreux étudiants réunis ici : il n’est pas vrai que des bandes d'étudiants aient “crié : « À bas Jeanne d’Arc ! » dans les rues ; il n’est pas vrai qu'on ait fait des groupements contre elle, il “n'est pas vrai qu'il y ait des insulteurs de Jeanne d’Arc. “ Si ce parti existait, et s'il y avait même un seul “homme en France qui constituât à lui tout seul ce parti,

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je dis, camarades, que ce serait ta Es pi tique que d’essayer de rejeter dans le camp des en: de Jeanne d’Arc tous ceux qui n’acceptent pas. défendre derrière les royalistes, parce qu'elle n’e aux royalistes, ni aux républicains, mais qu'elle app tient à la France.

Je vous demande — et je m'adresse même aux listes sincères et loyaux qui sont dans cette salle :

et que cette pauvre Jeanne d’Arc voie son infortun drapeau conduire non plus la France tout entière su champ de victoire de Patay ou à la délivrance d'Orlés mais quelques étudiants de l’Action française jusqu la chaire où ils peuvent giffler M. Thalamas 2...

I1 y a de si brillantes victoires dans le passé et le

Il est impossible pour moi de ne pas songer que 14 de Jeanne d’Arc plane en quelque sorte au-dessus cette assemblée. Ah ! comme je voudrais que cette & auguste pacifiât nos querelles !.…

Je voudrais que, pieusement, nous terminions réunion par une sorte de prière à Jeanne d’Arc. qui ne sont pas chrétiens, ceux qui ne croïent pas prières liturgiques de l’Eglise, ceux-là croient au mo à une certaine communion des hommes entre eux : il serait bien malheureux, celui qui limiteraïit cette come

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