‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 93 sur 109 · X. — LA HIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE I9I · texte numérisé non relu

X. — LA HIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE I9I

leur fut accordée :

é « Le mardi matin, Marc Sangnier fut reçu par Pie X. … « Longtemps ils causèrent dans la tranquillité douce d'une petite salle du Vatican qui sert au Pontife de cabinet de travail. Notre ami, Mgr Glorieux servait d'interprète…

« Le Saint-Père se fit longuement expliquer l’œuvre du

Il rappela qu'il se souvenait de la réunion des Mille- Colonnes et du meeting sanglant. Il félicita notre Pré- Sident de ses conférences au Belvédère et dit toute la joie qu’il eût éprouvée à l'entendre.

Tandis qu'ils s’entretenaient aïnsi, l’Angelus vint à sonner, et le Pontife souverain, comme eût fait le plus humble prêtre, s’agenouilla et demanda à notre camarade s’il lui plairait de réciter la prière avec lui... Et tandis que le Pape disait les versets, Marc faisait les féponses : n'était-ce pas la jeune génération qui monte à la vie, ardente de foi démocratique, qui disait par sa bouche l’éternelle prière commencée par le Suprême Pasteur ?

… Marc Sangnier présenta enfin à Pie X quelques-uns de nos camarades du Sillon..… Affectueusement le Pape les bénit et leur parla. Il bénit aussi tous les Cercles d’études et les Instituts populaires. Avec intérêt surtout, il regarda un Jeune Garde et le félicita de sa bravoure. Puis, s'adressant au groupe :

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« Soyez forts et courageux, dit-il, suivez bi taine. » (1)

En 1904 (8-12 septembre) eut lieu un nou

pèlerinage ; mais cette fois les Sillonnistes étaier

et une audience générale solennelle fut accordé à tout le groupe. Dans l’adresse qu’il lut au verain Pontife à cette occasion, Marc Sangn disait :

en France. (2)

Nous tenons seulement à déclarer devant vous ne nous savons qu'aucun but humain, qu'aucune préfére particulière ne doit jamais dominer les divines nécessités de la grande unité religieuse catholique. Nous veus lons aussi affirmer que rien n’est mieux fait pour r pecter la saïnte liberté des enfants de Dieu, que hiérarchie officielle de l'Eglise : tenant ses pouvo mêmes de son Divin Fondateur et placée comme un flambeau devant les siècles qui passent, elle domine les contingences humaines et accueille tous ses enfants avec un cœur égal... »

(1) Extrait du Sillon du 23 octobre 1903.

2) Déjà cité au chap. vu, p. 18.

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