X. — LA HIÉRARCHIE ECCLÉSIASTIQUE
On peut affirmer qu’au moment même où NN.SS. les Evêques favorisaient le plus ostensiblement le Sillon, celui-ci demeurait bien réellement « l'initiative spontanée de quelques jeunes hommes, désireux de travailler de toutes leurs forces au mieux-être de la société tourmentée dans laquelle ils étaient nés ».… « une libre tentative de jeunes démocrates français, désireux “de réaliser dans leur pays l’organisation sociale qui leur paraît la meilleure et la plus opportune ». Ces expressions sont encore de Marc -Sangnier dans la préface, dont il vient d’être “question il y a un instant : elles n'étaient pas
leurs subsides pour le denier du culte ». Certes, les Sillonnistes Éorent pas que certains laïques ne doutent de rien comme “en témoignent la curieuse lettre d’un journaliste aux Evêques, “citée dans l’Eveil démocratique du 17 octobre 1909, et le récit “du Bon Père Harmel, où la tentative de chantage auprès d’un Prélat n’est pas même gazée. (Eveil démocratique du 3 octobre 1909). Mais en premier lieu ils considèrent ces laïques entrepre- “nants comme des phénomènes curieux mais relativement rares, ét, en second lieu, ils savent que quand il y auraît un bataillon “de ces laïques entreprenants autour de l'épiscopat, cela ne signifierait rien du tout, car l’épiscopat sait se diriger lui-même
sans recourir à leurs conseils.
» Note ajoutée lors de la correction des dernières épreuves
4 décembre 1909).
Le résultat de l'enquête de M. A. Monniot ne nous oblige pas à modifier ce qu’on vient de lire : tout l'épiscopat a été “consulté ; trente-huit prélats n’ont fait aucune réponse, et trente, sur les cinquante-deux dont parle M. Monniot, ont répondu qu'ils n’avaient pas à prendre parti.
200 LE SILLON ET LES CA dictées par un besoin de circonstance ; ell respondaient bien à ce que le Président du et ses amis avaient toujours entendu faire. Re
Mais le Sillon grandissait, ce qu’il devait êt apparaissait peu à peu ; ce qui n’avait été che d’abord qu’une aspiration démocratique da pouvait sourire et ne point s'inquiéter, se ti formait en une action positive pour la démocr
et la république; ses idées économiques et tiques, en se précisant, arrivaient à présente contraste évident avec les idées de certains aut catholiques dont l’opinion politique était mt chiste ou dont le programme économique“éta celui du vieux libéralisme orthodoxe. k
D'un autre côté, déjà vers la fin du pont de Léon XIII, il semblait bien que la mau volonté des hommes au pouvoir se rencon avec les répugnances des conservateurs D
pacifiquement, par un accord mutuel, le & qui séparait de l'Eglise le gouvernement République.
Les catholiques de France, sur le terrain p tique, se trouvaient donc profondément div