L’ENSILAGE VA SE PROPAGER DANS NOTRE PROVINCE
Je constate avec plaisir que le silo tant en vogue dans ies états voisins, sera bientôt beaucoup pratiqué parmi nous.
Les Révérends Pères Trappistes à Oka. où ils viennent de conquérir deux cents arpents sur la forêt, vont bientôt en établir un dans leur spacieuse grange-étable qui a cent cinquaute pieds de long par soixante de large, et est à deux étages. Le père Jean-Baptiste de cet établissement est en ce moment en France à visiter les magnifiques silos de M. Goffart, un des pères et des zélés propagateurs de la grande amélioration.
Les Pères de Wentworth, qui s’y entendent si bien à l’élevage du bétail, se proposent aussi de bâtir un silo. Et l’Institution des sourdsmuets sur sa ferme, à Terrebonne, où elle vient de construire une magnifique grange-étable de cent quarante par cinquante et à deux étages, se propose d’en faire autant.
Nous aurons ainsi des exemples par tout le pays, et le succès constaté ailleurs sera notre apanage à notre tour.
Quand l’hôte hospitalier assemble ses convives autour de sa table il ne manque pas d’y installer la pièce principale dite de résistance qui, elle, est chargée d’avoir raison des estomacs. Les autres pièces ne sont que des satellites, un accompagnement. De même1le maïs en vert conservé au silo formera la piece de résistance de nos exploitations agricoles co\stituant la base solide du succès. Le silo opérera ici la salutaire révolution qu’il a opéré ailleurs. L’on n’entendra plus parler de nos longs hivers. Ils ne sont plus.