‹ Le silo et le pâturage [microforme]Chapitre 7 sur 20 · PRESSION CONTINUE SUR LA CONSERVE · texte numérisé non relu

PRESSION CONTINUE SUR LA CONSERVE

Une fois ie silo rempli et bien foulé on recouvre la masse de prie ou madriers indépendants les uns des autres, puis on charge e tout de pierre ou d’autres matériaux pesants, de manière à opérer une pression constante et chasser l’air du silo, à mesure que le maïs ramolli par la fermeniation se tasse davantage.

On a d’abord recommandé un ;5rage de pierre par sbaque verge de superficie, mais avec l'expérience, on est parvenu à réduire de beaucoup cette quantité.

On peut remplacer les matériaux de pression par des récoltes engrangées dont on utilisera le poids. Dans ce cas il faudrait mettre entre cette récolte et le dessus de la conserve une couche de deux pieds de paille laquelle sera certainement endommagée.

EN' ILAGE

Se fait en aucun temps, par !a pluie, par le beau temps, que la récolte soit mouillée ou qu’elle soit à son état ordinaire. On labat et on la porte au hache-paille &’où elle monte par l’ascenseur mécanique dans le silo. On hache aussi court que possible, c’est encore un enseignement de l’expéri-uce. A mesure que la conserve est déversée, un homme l’étend également et la foule tout le temps. Quand il y en a trois pieds et demie, on interrompt le chargement

ndant environ deux jours La conserve se met en fermentation.

vant la reprise du charger:nt on fait marcher de nouveau sur la conserve pour fouler, puis °n met une autre couche semblable à la remière. On procède comine la première fois et aïnsi à semblables intervalles jusqu’à ce que le silo soït plein. : ru

L'expérience a prouvé qu’en laissant ainsi la conserve entrer en forte fermentation par rouches, on la prépare mieux à la complète exclusion de l'air. Elle cèdera mieux sous la dernière pression qu’on lui fera subir avant de la charger d’une nouvelle couche. Et cette nouvelle couche devra elle aussi, par son poids, exclure l’air de la couche inférieure et la rafraichir. L'air étant l’agent actif de la fermentation, sa complète expulsion arrête cette fermentation et dans le cas actuel l’arrête juste au bon moment, quand la conserve en est à la fermentation alcoolique. A l’ouverture de ce silo le con. tenu aura la bonne touleur brune verte et l’odeur de la distillerie.

On comprendra qu’après avoir ainsi par intervalles chargé tout le silo, procédant couche par couche, et éteignant la fermentation à mesure qu’on abandonne une couche, il faudra beaucoup moins de ps constante sur le silo que si on l’avait chargé tout d’une

aleine du fond au dessus.

C’est à l’époque où l’on emplissait les silos d’une seule opération que l’on conseillait de charger à un voyage de pierre de la verge carrée.

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