‹ Le singeChapitre 2 sur 20 · VI A LISTZ · texte numérisé non relu

VI A LISTZ

délicieux jardin public de la moderne Rome , et je vous accompagnai dans votre promenade en vous écoutant , comme on écoulait jadis les oracles, parler d'art, de musique , et de tout ce qui allait si bien h votre haute et magnifique intelligence.

Dès longtemps je vous admirais comme un grand artiste; ce soir-là, je sympathisai avec vous, je vous aimai comme penseur et comme poëte. Jusque-là, je n'avais connu qu'un coin de vous-même, je n'avais contemplé qu'une face de votre génie , je n'avais pas deviné l'homme. Voilà pourquoi, mon cher Listz, après trois années qui vous ont fait tant de nouveaux triomphes , je viens vous rappeler ce que j'ai conservé d'estime, d'affection et d'enthousiasmé pour vous depuis ce trop rapide entretien sous les ar-

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