‹ Le sire de BacquevilleChapitre 1 sur 29 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

contribué à entretenir, a tendu à s'effacer d'année en année sans disparaître toiit-à-fait, maintenu surtout par l'exemple des Demoiselles de Saint-Gyr dans les maisons d'éducation de jeunes filles. Le théâtre de madame de Genlis, les scènes enfantines de Berquin, ont eu même une certaine vogue, et les écoles primaires tentent maintes fois sans beaucoup de succès de s'approprier ce genre de littérature dédaigné presque partout par les puissances universitaires.

L'exemple donné par Mgr Dupanloup dans son petit séminaire d'Orléans est plus facile à critiquer qu'à imiter, à une époque où les études perdent en profondeur ce qu'elles gagnent en superficie. Où trouver ailleurs aujourd'hui, sauf peut-être dans quelque université allemande, tout le personnel d'un drame grec, débité dans lalangue d'Euripide et de Sophocle en présence d'un auditoire capable de comprendre ?

Ici nous n'avons pas à dépasser dans nos recherches les dernières années du xvi" siècle, années fécondes en jeux de la scène dans les maisons d'éducation publique. Que de sujets divers traités alors, bibliques, grecs ou romains, presque sans exception ! Mais combien peu de ces œuvres sont arrivées jusqu'à nous I OEuvres de médiocre valeur trop souvent, soit, mais caractéristiques de leur temps.

On a trop considéré comme jeux d'enfants ces exercices souvent préparés par la collaboration des maîtres et des élèves, par de grandes discussions sur le choix des sujets,

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