XVI INTRODUCTION
ruines. Le marquis de Bacqueville sollicitait l'autorisation de transférer les cercueils des Martel dans une chapelle de Saint-Biaise, et dans une demande adressée en 1780 au cardinal de La Rochefoucauld, il était dit, de Bacqueville Martel, qu'il avait fondé la première chapelle « à son retour « de la dernière croisade, en exécution du vœu qu'il avoit « fait à saint Léonard, auquel ayant eu de tout temps « grande dévotion, et étant détenu depuis sept ans esclave a en Turquie, il avoit adressé ses prières et promis de « faire construire une chapelle dans son château, si Dieu « lui faisoit la grâce d'en revenir. »
L'archevêque ordonna que la chapelle tombant en ruines serait démolie entièrement, et que les matériaux ne pourraient être employés à usage profane.
Les cercueils des seigneurs furent transportés dans l'église paroissiale de Bacqueville, en une chapelle de Saint - Léonard, où la légende du Chevalier a été figurée en trois panneaux, sur de vieux lambris, par des peintres que M. l'abbé Cochet croit avoir appartenu au xvn^ siècle. Un autre monument consacre un des souvenirs de la tradition populaire , c'est une Croix , la Croix mangea-là, érigée à l'endroit même où Guillaume Martel, épuisé d'inanition, aurait été secouru par plusieurs jeunes bergères.
Et maintenant quel lien existait-il entre la Compagnie de Jésus et la mémoire de Bacqueville Martel? M. Charles de Beaurepaire nous l'apprend dans ses instructives Recher-