‹ Le sire de BacquevilleChapitre 12 sur 29 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

laume de Marcilly et du sire des Essarts. C'est souvent ainsi, comme l'a fait remarquer notre collègue M. Raymond Bordeaux, que « le souvenir du retour inespéré de « guerriers retenus en captivité, s'est fixé, sous la forme de « récits merveilleux, dans la mémoire des populations. »

Remarquons en passant quelle place tient dans ces récits la réminiscence classique d'Ulysse mendiant.

Voici comment le fait légendaire était rapporté en 1674 par un des descendants du chevalier croisé, Charles-Etienne du Fay Martel, seigneur de Bacqueville, dans le contrat de fondation d'une chapelle dans son château, proche la grande porte , en l'honneur de Dieu , et sous le titre du glorieux saint Léonard :

« Feu M. de Basqueville Martel , prisonnier en Turquie « pour la foy catholique , auroit esté transporté miracu- « leusement du pays infidelle dans les bois de Basqueville, « où estoit encore une croix à la place où le dict seigneur « avoit esté trouvé. En mémoire de quoi avoii été lors « bâtie une chapelle à l'honneur de ce grand sainct, la « quelle avoit esté depuis ruinée et démollie, durant les « guerres civiles, et Vimpiédesté des Calvinistes.

« Le dit seigneur auquel estoit arrivé le miracle avait « fondé de recongnoissance la première chappelle. » ( Archives de la Seine-Inférieure.)

Cent ans plus tard , la seconde chapelle , celle qui avait été élevée par Charles-Etienne du Riy, tombait déjcà en

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