‹ Le socialisme à l'œuvreChapitre 51 sur 56 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous nous arrêterons devant cette échappée ouverte sur l'avenir. Nous n'avons garde en effet de mettre un point final à révolution humaine, de croire que nous lui fixons pour Téternité des bornes qu'elle ne pourra franchir. Nous savons que tous les desiderata, dont nous avons aujourd'hui dressé le tableau sommaire, ne représentent qu'une étape sur la route du mieux-être; que jamais l'imagination réformatrice dans ses plus vifs élans ne peut s'élever bien haut au-dessus du niveau de son époque et de son pays ; que l'idéal renaissant sous une forme nouvelle, à mesure qu'il se réalise, monte toujours devant les regards des générations qui le poursuivent; que demain ou après-demain dépassera les vœux les plus hardis d'aujourd'hui et que la civilisation dont nous sommes fiers sera pour nos arrière-neveux ce qu'est pour nous celle du Moyen Age. Nous savons tout cela ; mais, comme nous désirons, non pas arborer un programme à lointaine échéance qui contienne de la besogne pour jusqu'en l'an 3000, mais préciser et accélérer dans la mesure de nos forces une transformation sociale déjà en voie de s'accomplir, puisse-t-il venir le plus tôt possible le temps où Ton dira de cet essai : Vraiment ces hommes du xx® siècle commençant étaient bien timides dans leurs espérances et leurs revendications !

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Préface. — Le but de ce livre i-vii

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