‹ Le socialisme agraire; ou, Le collectivisme et l'évolution agricoleChapitre 13 sur 96 · Recensement général de 1895. Introduction, p · texte numérisé non relu

Recensement général de 1895. Introduction, p

Dans chacune de ces provinces, ce sont les régions à culture intensive et les parties industrielles qui contribuent le plus à déterminer cette diminution ; c'est le cas pour les arrondissements de Louvain, Nivelles, Alost, Audenarde, Termonde, Ath, Charleroy, Mons, Sorgnies, Tournay, Liège, Waremme, Tongres et Hasselt.

« Point n'est besoin d'insister longuement sur l'importance de ces causes modificatrices; les économistes s'accordent à dire que l'exploitation par fermier n'est réellement avantageuse que dans les pays où la terre rémunère largement les capitaux qu'on lui applique. Or, dans les régions dont on vient de parler, les progrès techniques sont considérables ; ils n'ont pas eu seulement pour effet d'augmenter d'une façon notable la production agricole, mais encore de régulariser cette production, en atténuant ou en supprimant les risques de toute nature, par des procédés scientifiques ou économiques.

« Comme conséquence logique de cette situation favorable on voit s'opérer, de plus en plus, d'une façon progressive et normale, la dissociation du capital foncier et des capitaux d'exploitation.

Chacun sait, d'ailleurs que dans le voisinage immédiat de tous nos centres industriels, des cités ouvrières s'élèvent en grand nombre; les systèmes de culture se modifient; les grandes fermes font place à la propriété bâtie et à d'innombrables petits

potagers presque toujours occupés par des locataires (i). »

En somme, la propriété paysanne recule, tandis que la propriété parcellaire et la propriété rentière gagnent du terrain.

Il y a également décroissance du faire valoir direct dans la majorité des départements de la France.

C'est ce qui résulte du tableau suivant, que nous extrayons de la statistique agricole de 1892 (2) :

Années

EXPLO

Directs Cultivateurspropriétaires

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