‹ Le socialisme agraire; ou, Le collectivisme et l'évolution agricoleChapitre 12 sur 96 · Slatisticbes Jabrbucb fur dus DeuUcbô Rcicb, 1906, p · texte numérisé non relu

Slatisticbes Jabrbucb fur dus DeuUcbô Rcicb, 1906, p

2. Blondel, Etude sur les populations rurales de V Allemagne et là crise agraire, p. 7. Paris, Larose, 1.S07.

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Il en est de même dans les autres pays, où, grâce à des statistiques plus complètes nous pouvons mesurer la régression du faire valoir direct.

En Hollande, par exemple, il y avait, en 1891, 57,9 0/0 de propriétaires contre 42,1 0/0 de fermiers ; en 1900, la proportion n'était plus que de 56,2 0/0 contre 43,8. Le faire valoir direct domine encore, mais l'effermage se développe lentement (1).

En Belgique, d'après le recensement agricole de 1846, sur 100 hectares de terre en cultures ordinaires, 65,78 étaient cultivées par des locataires, 34,22 par des propriétaires ; en 1866 la proportion était de 67,32 : 32,68 ; lors du recensement de 1895, il n'y avait plus que 31,11 hectares 0/0 cultivés en faire valoir direct. Plus des deux tiers de la surface cultivée se trouvaient donc sous le régime du fermage.

L'introduction du recensement de 1895 donne de ces chiffres le commentaire suivant :

« Relativement à 1866 le faire valoir direct a subi, en 1895, une réduction de 4,80 0/0 et de 9,09 0/0 comparativement à 1846. Ces diminutions se manifestent principalement dans les provinces de Brabant, de Flandre Orientale et surtout de Hainaut et de Liège, où elles atteignent, par rapport aux données de 1866, une proportion de 11,29 et de 11,750/0.

1. Bericht der Kommission çur Abcvnderung des Agrar programs der Arbeilerpartei in Holland. Dokumente des So^ialismus. Band IV, p. 217 et suiv. Stuttgart, 1904.

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