‹ Le socialisme allemand et le nihilisme russeChapitre 101 sur 203 · III. — LES PROGRÈS DU PARTI · texte numérisé non relu

III. — LES PROGRÈS DU PARTI

Le rapport du comité directeur pour Tannée écoulée depuis le Congrès de Halle est très instructif sur ce sujet. Les ressources financières ont augmenté dans une mesure importante. Déjà à Halle, Bebel avait secoué avec l'orgueil d'un capitaliste le sac du parti, plein de belles espèces sonnantes. Les recettes, en une seule année, de 1890 à 1891, ont atteint 223 266 marks; de 1878 à 1880, elles n'étaient que de 35 000 marks : on voit combien la progression a été rapide. La plus grande partie de ces recettes est formée de dons volontaires, qui se sont élevés à 168 645 marks. Et encore cette somme est loin de comprendre tout ce que donnent les ouvriers pour améliorer la situation du parti : les recettes locales ne sont pas moindres que celles qui affluent à la caisse centrale. Quel témoignage du désintéressement, ou du moins de l'esprit de sacrifice de la classe ouvrière en faveur de sa cause, que ce zèle à fournir l'obole du prolétaire, même en des temps difficiles!

Les dépenses, pour l'année écoulée, forment au total 134 949 marks. La plus grosse somme, 31 479 marks, est absorbée par les frais d'agitation générale. Les frais d'élections partielles coûtent 8446 marks, l'indemnité aux députés 15 706 marks l , les frais de procès et de

1. Le montant de ce traitement des députés, « contraire à la constitution qui exige la gratuité du mandat », disent les journaux hostiles, a été porté de 5 à 6 marks par jour. Ceux qui

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