‹ Le socialisme chrétienChapitre 1 sur 133 · PROFESSEUR HONORAIRE AU COLLEGE DE FRANCE · texte numérisé non relu

PROFESSEUR HONORAIRE AU COLLEGE DE FRANCE

Monsieur et cher maître^

J'avais plus d'une raison pour vous prier de

vouloir bien accepter la dédicace de ce volume,

\ S^e que j'ai écrit depuis quatre années sur le

5 Crime, ce que j'essaye aujourd'hui d'exposer sur i\le Socialisme chrétien, je devais le dire au

public du Collège de France^ alors que la chaire *5 de Droit naturel y existait encore et que vous N m'aviez fait l'honneur de me choisir pour votre ^ suppléant. La tache difficile de parler à votre

l^place et en votre nom demandait un grand ^effort. Je ne m^y suis point épargné ^ vous le ^. savez. Permettez- moi donc de vous offrir ces

^résultats d'un travail que vous avez encouragé ^^si souvent.

Vous m'avez appelé depuis peu à combattre

in>ec {fouSj dans la Ligue contre Vathéisme, les tendances matérialistes de notre époque. Ce que je combats ici — açec plus de regret — c^est l'excès dCun zèle religieux méconnaissant aussi bien les traditions et la doctrine dont Use réclame que les conditions naturelles de l'organisation des sociétés. Dans une telle polémique, j'aidais à prendre auprès de vous plus d'un exemple et plus d'une leçon. Je n'ai pu remonter dans les controverses de notre siècle sur le socialisme sans vous y rencontrer à chaque pas. Je vous y ai trouvé tel que vous avez toujours étéj sincère ami des croyances religieuses, souhaitant qu'elles ne soient jamais séparées ni de la science ni de l'esprit philosophique j les aimant donc surtout quand elles sont réfléchies^ soutenues par la foi en Dieu et par le dévouement à V humanité^ mais préservées aussi par le bon sens.

Bien d'autres peuvent tenir à honneur de se rencontrer avec une âme comme la vôtre dans la défense de pareilles idées. A ce sentiment s^ ajoute en moi une gratitude aussi fidèle que l'est votre estime et, si vous voulez bien que je le dise, votre amitié!

Henri JOLY.

LE

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