L'mWrs du 2 juillet I8'i
Kl ' I
228 LR SOCIALISME CHRETIEN.
vail précaire, ce n'est rien; c'est ainsi que la
plus grande partie de Tliumanité a vécu et^ vivra
v to ujou rs ». Mais pourquoi ajouter : « Die u a
'r"*^ 1 fait cette loi sans laquelle la société serait
Imp ossible »? — a Impossible! » Qu'en sait-on? Comment ne pas voir qu'on se fera justement accuser de contradiction si, après avoir condamné les richesses mal acquises, on se refusf^ à étudier les moyens humains d'amener une répartition plus équitable? « Jouir et mépriser, lisait-on dans VUmWrs *, c'est la doctrine du socialisme; avec elle, il renverse tout. » Soit! Mais venait ensuite : « S'abstenir et respecter, c'est la doctrine, c'est la nécessité de Tordre ». Eh bien, ces paroles rappellent trop le « supporte et abstiens-toi » d'Epictète. On eût bien attristé ou plutôt bien indigné l'illustre polémiste si on lui eût dit (|u'il y avait là plus de stoïcisme ou de jansénisme que de véritable christianisme. C'eût été, cependant, la vérité.
Je sais qu'ici on peut me faire une objection
dont il y a lieu de tenir compte. « Qu'est-ce,
dira-t-on, que réfuter le socialisme, sinon mon-