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CHAPITRE VI

LES DERNIÈRES ÉCOLES (suite). — CONCLUSIONS

T. Apres avoir demandé la corporation libre, les nouTeaux socialistes chrétiens demandent la corporation oblig'utoirc et privilégiée. — Comment ils entendent les rapports des classes dans lu corporation. — II. Comment la logique les amène à demander une réglementation internationale du travail sons l'hégémonie de la Papauté. — III. Décisions pontificales antérieures ù la dernière encyclique. — La dernière encyclique de Léon XIII. — Les huit genres de services ou modes de concours qu'elle demande ù l'État. — La loi doit se borner à réprimer les abus et à écarter les dangers. - L'Etat ne doit point s'immiscer dans le régime intérieur des industries. — Résistances mal dissimulées de quelques socialistes chrétiens. — Conclusion.

Nous avons laisse l'Œuvre des cercles et ÏAssociation catholique au moment où elles se séparent d'un rédacteur compromis par des déclarations plus imprudentes, à vrai dire,

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qu'in.attcndues. Revenons à elles : elles le mérilent par leur constance, par leur talent, mais aussi par la sympathie étroite qui les unit à un mouvement quasi européen.

Le gros du parti ne veut pas la suppression du capital. Rien de plus évident. C'est pourquoi il a toujours distingué : le socialisme, qui supprime le capital privé; — le capitalisme, qui lui donne la prépondérance sur le travail; — et le catholicisme social, qui les .finit) Nous rejoignons ici Técole autrichienne, ou, du moins, nous constatons, sur un des points les plus importants, Talliance conclue et maintenue avec elle.

Mais (( Tunion » du capital et du travail, quVst-ce qui doit la réaliser? Clomment doit-on la réaliser? (Test toujours la le grand problème. Or, avec ou sans M. Lœsewitz, VAsaoriadon catholique maintient ([ue ce doit être Faction de riitat. Dans son numéro du 15 mars 1887, elle rapportait les réponses faites par des ouvriers anglais à un questionnaire : ces ouvriers avaient répondu qu'à aucun prix ils n'entendaient rien demander à leurs patrons, ni versements aux caisses d'assurances, ni indemnités forcées en cas d'accidents, ni retraites; que les patrons, disaient-ils, donnent le salaire librement convenu, et que chacun fasse ses affaires à son idée, h Association trouvait ces déclarations très *y iières; mais elle ajoutait que, tout en les louant.

i\ un certain point de vue, le pouvoir ne devait pas les écouter.

« Le .pouvoir, ciistos jiisti, disait-elle *, a un devoir qui domine tous les autres, celui d'agir

et de gouverner pour le bien commun Or,

s'il y a un bien commun évident, c'est Tordre, la paix, la sécurité publique assurés par un degré normal de prospérité matérielle, garantissant le droit de chacun de vivre dans des conditions conformes au droit naturel; et s'il v a une justice évidente, c'est l'équitable participation de tous aux charges sociales et aux sacrifices qu'implique l'obtention de ce bien commun. Il y a là une question de justice stricte — qu'on l'appelle sociale ou légale, — à laquelle nul ne peut se soustraire. »

Mais à quoi donc aboutissent ces réflexions?

A demander, comme l'avait fait Lœsewitz, l'assurance obligatoire et, qui plus est, la fixation officielle " de la quote-part à faire verser respectivement par le patron et par l'ouvrier; puis l'association obligatoire ^, puis enfin la corporation obligatoire et obligatoirement réglementé.

Il est fort intéressant de suivre ici la marche des idées dans le sein de l'école. Lorsqu'on

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