Deutér.y xiv
Mais en la septième année,... tu ne moissonneras pas ce que la terre produit d'elle-même, et tu ne cueilleras point les raisins de tes prémices, car c'est l'année du repos de la terre. Mais ce sera une nourriture pour toi et ton serviteur et pour l'étranger qui voyage en Israi^l *. » Voilà une part faite à ce que l'homme reçoit de la terre et n'a pas créé. La part de la famille est également réservée, car d'ingénieuses précautions sont prises pour que le bien sorti d'une famille puisse y rentrer sans trop de peine *. Mais enfin la part de l'individu et de son travail est bien loin d'être oubliée. Le blé est à celui qui l'a semé, le fruit de la vigne esta celui qui l'a plantée, la maison est à celui qui l'a bâtie, comme la femme est a celui qui a obtenu de l'épouser et comme les enfants sont au père qui les a engendrés, à la mère qui les enfanta. La punition suprême, c'est d'être dépossédé de tous ces droits, et on ne peut en être dépouillé que quand on a soi-même violé la justice. « C'est pourquoi, dit le prophète Amos : Puisque vous avez foulé aux pieds le pauvre et que vous lui avez arraché le blé qui était à lui, vous bâtirez des maisons et vous ne les habiterez pas, vous planterez une vigne et vous n'en boirez pas le vin '. » C'était là déjà l'une des plus redoutables punitions