Voir ÏAttociation catholique de décvmbrc
suffira de citer celles qui ont trait aux rapports \ du salaire et du capital. Elles étaient toutes dominées par cette proposition si sensée :
« Chacun a droit à une part de gain qui corres- -+ pond \\ la part qu'il a prise à la réussite de Tentreprise ». Il n'est point malaisé de remarquer la portée voulue de ce mot w réussite », et la préoccupation de résister au socialisme ouvrier, en lui rappelant les droits des autres facteurs de la production. Le travailleur, néanmoins, doit être payé le premier : et ni le capitaliste, ni Tentropreneur, ne sauraient arguer de la disparition de leurs bénéfices pour se dis- \ penser de payer des salaires; mais dans l'intérêt même des salariés, il est à souhaiter que ceux qui les emploient fassent des bénéfices; car si on peut les obliger à payer les ouvriers qu'ils ont engagés, on ne peut pas les obliger à en engager d'autres pour perdre a nouveau de l'argent.
« 11 faut que le propriétaire de la valeur (de la chose qui sert de base à l'entreprise) gagne assez pour conserver un intérêt dans l'entreprise; mais puisqu'il n'engage ni son temps ni ses forces, pouvant les employer utilement d'une autre façon, et que le gain qu'il veut retirer dépasse généralement le nécessaire, il ne doit être contenté qu'après les autres participants (travailleurs et directeurs), lesquels travaillent pour gagner le nécessaire.... 11 y a, du
rcsto, un iiit<'»rèt gcMiéral \\ co quo lo propriétaire (le la valeur puisse prélever un fçain suffisant, pour conserver la valeur de la propriété, pour encourafrcr l'épargne, le maintien et la création d'utiles entreprises économiques; mais cet intérêt est secondaire à coté de celui de la C(»nservati(m de la vie humaine. » Toutes ces équitables pondérations n'empêchent pas que la formule ne soit nettement opposée aux tendances autrichiennes et \\ ceux (|ui les ont sui-
vies.
Non moins conforme aux lois de Téconomie politique « moderne » semblera cette formule : « Si le produit est FelTet d'un travail appliqué il la propriété d'un autre, il faut, en l'absence d'un droit acquis, un mutuel accord pour fixer le droit du travailleur et celui du patron ». Il est il croire c[ue les réilacteurs de la proposition ireussent point fait un pareil appel au « mutuel accord » ou au c(Mitrat, s'ils eussent eu la conviction qu'une des deux parties est forcément opprimée et hors d'état de stipuler librement.
Mais bientôt Léon Xlll parle en personne.
Dans son encyclicpie Immovlale Vei \ sur la constitution des Ktats, il rappelait que l'Kglise n'avait jamais favorisé l'accroissement indéfini du pouvoir central et de l'action de la loi proprement dite : (^ Toutes les institutions, disait-il.