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CHAPITRE II

L'Église en tant que société. — I. Le préjugé sur les Pères de l'Eglise. — L'Eglise primitive de Jérusalem : en quoi elle se comportait comme la plupart des minorités proscrites.

— Comment pourtant on y respectait la liberté. — La vie chrétienne se mêlant à la vie sociale sans la détruire et en s'en accommodant. — La charité toujours libre dans l'Église. — La tradition de la Bible et de l'Évangile maintenue. — La propriété ecclésiastique. — II. Vrai sens des prédications des Pères sur la richesse et la pauvreté. — Par essence, les richesses ne sont ni bonnes ni mauvaises.

— La richesse et la santé. — Textes de Clément d'Alexandrie, d'Origcne, de saint Basile, etc. — Le prêt à intérêt.

— III. Le problème de l'inégalité des conditions. — Les divers sens de l'expression : état de nature. — L'égalité spirituelle et l'égalité du droit, les seules auxquelles tienne le christianisme. — Doctrine des Pères sur la loi naturelle, la loi positive, la loi divine et leurs rapports. — Les Pères n'ont pas méconnu le droit naturel. — Texte de saint Augustin sur la mobilité inévitable du droit positif. — lY. Opinions des Pères sur le communisme de Platon. — Textes décisifs. — Platonisme et manichéisme. — Manichéisme et gnosticisme. — Gnosticisme et socialisme. — Carpocrate et Proudhon. — Fond de ces hérésies : la condamnation des richesses liée au mépris du corps et de la nature. — Marcionites, ébionites. — Suite de ces hérésies

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