Oraiio xvi, in Patrem tacentem
LA TRADITION. — LES HéRESIES. 49
pareil vœu nulle part. On lit même dans saint Jean Chrysostome * : « Il faut veiller soigneusement à ce que l'Eglise ne soit ni trop riche ni trop pauvre. Il faut qu'elle puisse donner Thos-
pitalité, soigner les malades » Or, pour
garantir cette sécurité dans la possession d'une richesse moyenne et suffisante, qu'y a-t-il si faire, sinon s'assurer un droit de transmission fondé sur le droit commun? C'est pourquoi l'historien ecclésiastique Sozomène louera * Constantin d'avoir abrogé les lois romaines qui dépouillaient les gens sans enfants de hi moitié des biens qu'on leur laissait, et d'avoir rendu complètement le droit de tester aux célibataires, hommes ou femmes.
Constantin et ses successeurs prirent, il est vrai, d'autres mesures qui augmentèrent le nombre et l'importance des concessions faites spécialement a l'Eglise. Constantin lui attribua les biens jadis confisqués sur les martyrs dont il n'existait plus de parents. Au v*" siècle, Théodosc et Valentinien ordonnèrent que les évéques, prêtres, diacres, religieux qui mourraient sans héritiers, eussent pour successeurs, non le fisc, mais leur église et leur monastère. Enfin il arriva plus d'une fois que des biens confisqués sur les hérétiques par le pouvoir civil furent donnés à l'Eglise. Mettons que ces diver-
1, Traité du sacerdoce^ m, 16.