‹ Le socialisme chrétienChapitre 33 sur 133 · S. Basile, In ptalmum XLV · texte numérisé non relu

S. Basile, In ptalmum XLV

précepte biblique qui commande de respecter la borne du champ demeure absolu, et qu'il reste aussi comme le syml^ole de la propriété patrimoniale.

Ainsi encore, saint Grégoire de Nazianze veut expliquer une série de calamités qui. a fondu sur le territoire d'une cité. Il rappelle aux chrétiens éprouvés ce qui a dû leur valoir de tels châtiments * : « L'un a opprimé nos pauvres; il a accaparé une partie de la terre et, méchamment, par fraude ou par violence, il a violé la borne; ajoutant maison à maison, champ à champ, il a volé soi^ prochain. II a voulu n'avoir aucun voisin, comme s'il devait habiter seul sur la terre. Un autre a souillé la terre de ses usures, moissonnant là où il n'avait pas semé, tirant sa richesse, non de la culture de la terre, mais de la misère des pauvres. »

Mais dans la société chrétienne, il faut, bien entendu, tenir grand compte de l'Eglise proprement dite ou des pasteurs, faits pour donner l'exemple. Or, ceux-lk aussi peuvent posséder. Mais cette propriété n'est-elle pas précisément une propriété collective? Et si l'Église avait la liberté de l'étendre à souhait, ne serait-il pas dans sa mission et dans sa loi d'aller jusqu'au bout d'une organisation collective qui assurerait une répartition selon ses idées? On ne voit

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