Jérémie, vu
gneur; le poids juste lui est agréable *. » C'est assurément dans le livre de Tobie qu'on trouvera la formule la plus moderne : « Prends garde de ne jamais faire à un autre ce que tu serais fâché qu'on te fît ». C'est là aussi qu'on lira sur la charité, sur l'aumône, sur le payement prompt du salaire, sur le respect des engagements et sur le prct, les maximes de ce qu'on pourrait appeler le christianisme définitif. Et toutefois sommes-nous, là, bien éloignés de l'esprit de la première et de la seconde loi? Tous les droits essentiels n'étaient-ils pas déjà dans le Décalogue ?
« ... Tu ne déroberas point. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne désireras point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âjie, ni rien de ce qui est à lui *. » N'y trouve-t-on pas également des prescriptions minutieuses sur la réparation des dommages causés, volontairement ou non, soit à la personne d'autrui, soit à sa propriété?
Si quelqu'un, par exemple, endommage un champ ou une vigne, s'il laisse aller son troupeau dans le champ d'autrui, il donnera ce qu'il a de meilleur dans son champ ou dans sa vigne, « selon l'estimation qui sera faite du dommage^».
1. Prov., Yii. — Eit-il besoin de rappeler la loi du talion : « Œil pour œil, dent pour dent » ?