‹ Le socialisme chrétienChapitre 97 sur 133 · Voir rinifers du 30 juillet, du 13 août 1848. — Voir · texte numérisé non relu

Voir rinifers du 30 juillet, du 13 août 1848. — Voir

ui ont porté In main sur la propriété ccclésinstique ont autorisé toutes les attaques eontre la propriété laïque.

Ce genre de polémique où Veuillot se sert, avec un art consommé, des socialistes pour confondre les rationalistes, les économistes non chrétiens et les bourgeois, tient donc dans Y Univers une place considérable. Avant d'en voir les inconvénients et les excès, il faut reconnaître que, dès le premier jour, Louis Veuillot, dans la révolution de Février, sut apercevoir et signaler avec un rare bon sens le péril communiste, et discerner parfaitement la question sociale de la question politique, alors que tant d'autres les confondaient.

Il a salué avec transports — cela est acquis — la chute de la monarchie de 1830 et Favènenient de la république. Il est même fort curieux, pour les hommes de notre génération, de voir que pas un seul instant il n'ait songé à Henri V. Au premier feu de sa passion républicaine, il enveloppait tous les rois des derniers siècles dans son ardente réprobation. « La monarchie, les rois Tout tuée, il y a trois cents ans qu'ils travaillent à la démolir. » Et c'est a.u nom de la religion qu'il prononce cet anathème : « La théologie gallicane a consacré exclusivement le droit divin des rois; avant elle, et plus haut

surtout ses admirables dialogfucs socialistes, où il refait Proudhon mieux que Proudhon.

LA CIUSE DR WiH. 223

quVlle, la théologie catholique a proclamé le

droit divin des peuples Plus le gouvernement

monarchique est fort, plus l'Eglise est asservie *. »

Lui objectait-on le socialisme; il répliquait sur tous les tons que c'était le fruit amer du régime déchu, de sa dureté envers les pauvres, de sou mépris pour les ouvriers, des exemples de spoliation qu'il leur avait donnés dans sa conduite envers l'Église et envers les œuvres de charité. « Le socialisme fait d'incontestables progrès. Cependant il est absurde de le présenter, ainsi que le tentent beaucoup de dynastiques de la veille, comme un produit de la révolution de Février. Cette révolution a tout au plus précipité la crise; par compensation, elle pouvait, elle peut encore la rendre moins terrible '. »

Quoi qu'il en soit, sa haine contre les hommes de Juillet ne l'aveuglait pas au point de lui faire prendre contre eux le parti des socialistes. Avec une clairvoyance (pii manquait à beaucoup d'autres, il écrivait, des le 1"' mars : « Les sectes écloront chaque jour, demandant le possible et rimpossible, sans tenir compte des bases nécessaires de la société, sans tenir compte même des bases invariables de la nature humaine.

Nous aurons des sages qui voudront tout détruire et tout réformer sur un modèle nou-

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