‹ Le socialisme contemporain (volume 3)Chapitre 2 sur 31 · LES PROGRÈS DU SOCIALISME · texte numérisé non relu

LES PROGRÈS DU SOCIALISME

Quand Louis Reybaud, qui a mis à la mode les mots socialisme et socialiste, écrivait l'article qu'il leur consacra dans le Dictionnaire de r économie politique ^ en 1854, il croyait que c'en était fait de ces hallucinations maladives. Le socialisme est mort, disait-il ; « parler de lui, c'est prononcer une oraison funèbre ». Ce qu'affir-* mait Louis Reybaud était très généralement admis, il y a quelques années. On n'étudiait plus les systèmes socialistes que comme des exemples curieux des égarements de l'esprit humain.

Aujourd'hui, on est tombé dans un excès opposé : on voit le socialisme partout. Le spectre rouge hante les imaginations, et on se croit à la veille d'un cataclysme social. Ce qui est certain, c'est que le socialisme s'est propagé, sous des formes diverses, d'une façon prodigieuse. Sous sa forme violente, il s'empare de l'esprit de presque tous les

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