‹ Le socialisme contemporainChapitre 44 sur 68 · Mathieu Basile, né à Paris en · texte numérisé non relu

Mathieu Basile, né à Paris en

cernent ce ne furent que quelques groupes qui osèrent glorifier la Commune par leurs réunions commémoralives. En 1888, il y eut, d'après une correspondance du Sozialdemokrat*., plus de cent réunions de ce genre à Paris et dans les faubouiçs, et les ouvriers de la province ne restèrent pas en arrière.

Le socialisme et Tinternationalisme marchaient côte à côte, l'un se développait avec l'autre. En 1887, à l'occasion de l'augmentation de reffectif de l'armée allemande , des réunions socialistes protestèrent contre la guerre à Paris, à Beauvais, à Nantes, à Saint-Quentin , à Roubaix et à Reims. Les socialistes français firent parvenir aux socialistes allemands une adresse commune, dans laquelle ils déclaraient que , le cas échéant , ils se mettraient devant les fusils et les canons. L'adresse se terminait par ces mots : « Vive la paix I Vive le socialisme international! Vive l'union de toutes les classes ouvrières! »

Cette adresse était signée par six sociétés de Paris , par la Fédération ouvrière du département de l'Allier, par le Comité central révolutionnaire socialiste de la Gironde, par la Fédération socialiste du département de la Haute-Vienne , par les groupes réunis du parti ouvrier à Reims, par six associations professionnelles de Lyon, par l'Union des associations professionnelles de Bordeaux, par le Comité central socialiste du département du Cher et par les groupes socialistes de Beauvais, Vichy-Cusset, Roanne, Troyes, Guise, Moulins, Le Mans, Alais, etc..

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