INTRODUCTION LI
final, faisant jouer son droit à l'insurrection, accomplissant sa révolution inéluctable. Ce langage, je l'ai tenu partout et toujours (*).
D'autre part, contre l'anti-étatisme des syndicalistes et Pétatisme des réformistes, les guesdites soutenaient, et soutiennent encore, avec plus ou moins d'intransigeance, que :
i° L'existence des services publics dans la société actuelle, par la nationalisation de certains mono- . pôles, n'a rien à voir avec le socialisme ; qu'elle présente pour le prolétariat beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages ;
2° L'instauration des services publics est subordonnée à la socialisation des moyens de production et d'échange, subordonnée elle-même à la prise du pouvoir politique par le prolétariat et à l'expropriation de la classe capitaliste, ce qui est affaire de révolution (*).
Il faut lire, à ce sujet, la brochure qu'en octobre i883, de la prison de Sainte-Pélagie, Jules Guesde écrivait contre Brousse, Malon et autres « possibilistes » partisans, dans les cadres de la société actuelle, de la nationalisation des chemins de fer, des mines et d'autres industries monopolisées.
Les services publics ainsi compris, disait-il en substance, n'ont rien à faire avec le socialisme
(i) Le Parti socialiste et la Confédération générale du Travail, p. 3g.
(a) Guesde, Le Socialisme et les Services publics, p. 20