DONNER NOTHB VIE POUR NOS PHARES
Or, celui qui aura des biens de ce monde^ ei qui voyant son frère dans le besoin, lui fermera ses entrailleSy oomjibnt l'amour de Dieu demeurera t-il en lui?
Mes petits enfants, n'aimons pas Eeulement de paroles et de langue, mais aimons en effet, et en vérité, ii^ épit. cath. de saint Jean, m, 46 à 49.)
C'est une chose remarquable à quel point ces gens-là s'entendent; ainsi Saint Jérôme vous donne en a autres termes un conseil identique :
Vous redemandez comment on peut devenir parfait... pour répondre Madame à la question que vous me proposez, je me
servirai des propres paroles de Jésus Christ c Allez, vendez
tout ce que vous avez ; donnez-le aux pauvres et suivez le Sauveur. > Jésus-Christ ne dit pas donnez-le à vos enfants, à vos frères^ àtos parents^ auxquels, quand même vous en au* RIEZ, vous seriez touiours osligéb de préférer le seigneur. Mais a donnez-le aux pauvres, » ou plutôt à Jésus-Christ, QUE VOUS SECOUREZ EN LA PERSONNE DES PAUVRES ; lequel,
étant riche, s'est fait pauvre pour l'amour de nous Comme
donc vous n'avez pomt d'enfants, « employez les richesses INJUSTES à vous faire plusieurs amis qui vous reçoivent dans les tabernacles étemels. > (*e n'est pas sans raison que rEvangiie appelle les biens de la terre, > des richesses injustes. « CAR ELLES N'ONT POINT D'AUTRES SOURCE OUE L'INJUSTICE DES HOMMES, ET LES UNS NE PEUVENT LES POSSÉDER QUE PAR LÀ PERTE ET LA RUINE DES AUTRES. Aussi diton communément, ce qui me parait très véritable, que CEUX
QUI POSSEDENT DE GRANDS BIENS NE SONT RICHES QUE PAR LEUR PROPRE INJUSTICE, OU PAR CELLE DE CEUX DONT ILS SONT HÉRITIERS, (lettre de saint Jérôme à Hedibia.)
— Hélas , hélas ! comment ferons-nous pomr nous di riger dans une voie si nouvelle ? — Rassurez-vous, tendres agneaux , vous aurez des pasteurs vigilants. Yoiei, par exemple, le conseil de saint Augustin :
Recherchez ceux qui sont dans l'indigence, et ne dites pas : a Si onme demande^ Je donnerai ; car comment ferais-je de êemblables recherches^ » soyez curieux, soyez clairvoyants;
FAITES vos EFFORTS POUR DÉCOUVRIR d'OU CHACUN TIRE SA SUD*
sfSTANCE. Personne ne vous blâmera de cette bienveillante curiosité. Ceux qui n*osent vous demander, prévenez-les, allez au devant d'eux.
Soyez curieuses, mesdames , quoi de plus facile! mais c'est de toute nécessité ; car notez-le bien :
TOUTES LES FOIS QUE NOUS MANQUONS DE DONNER l' AUMONE NOUS DEVENONS SEMBLABLES AUX RAVISSEURS DU BIEN d' AUTRUI
ET DIGNES DU MÊME SUPPLICE. (St. -Jean Chrysostôme.)
Je vous entends, chrétiens et chrétiennes, vous n'aviez
S oint su à quoi vous vous engagiez en portant ce titre, et, e fait, on ne vous a pas consultés avant de vous le décerner. Mes frères et mes sœurs, la liberté des cultes est entière, et toutes les religions sont égales devant la loi. Vous pouvez vous dédire; il n'y a rien de fait.
— Oh non ! mesdames et messieurs, vous vous trompez de porte ; il n'y a point à marchander. — Je vous entends Dien ; « Nous jeûnons quatre fuis Tan. » — C'est moins que rien. Ecoutez Chrysostôme :
Si vous jeûnez sans faire l'aumône^ Dieu n'agréera pas votre jeûne, il le regardera avec plus d'horreur que les
EXCÈS DE ceux QUI S'ENIVRBNT ET QUI SB G0R6ENT DE VIABÇDB.
(S. J. Chrysostôme. Dejejunet eleemos)
C'est à renverser toutes les idées !— Vous priez matin et soir et vous récitez votre chapelet à midi; — impossible de vous donner le salut à ce prix.
La prière tire sa force de Vaumône , dit le même saint d'après l'Ecriture. Pratiquons l'aumône d'abord et ensuite la prière. (/(^.)
Je vous ai comprise, épouse du seigneur, et je vous arrangerais volontiers ; mais
La virginité même tient tout son éclat de Vaum&ne. Sans
ELLE LES VIERGES LES PLUS IRREPROCHABLES SONT CHASSEES DE LA CUAMBRE NUPTIALE DE L'ÉPOUX CÉLESTE. ToUtC excellente
qu'elle soit, la virginUé n'est rien sans /'aumône. — Sachez donc qu'il n'y a pas de salut a espérer pour celui qui néglige de pratiquer l'aumône. Quoiqu'il fasse, le riche qui ne rem-
plitpas comme il doit l'être le précepte de la charité, périra
fV^SSAÎRBKEirrDANS L* AUTRE KONDB. (ibid.)
Pieuses et nobles dames qai poussez la charité jusqu!à faire exhibition publique de vos charmes et de yos parures dans rintérêt de rhumanité souffrante, avec tpielle sJI)sence d'égards ce rude Chrysostôme vous parle :
C'est toujours ud mal de se parer avec des objets précieux ; mais c'est un mal bien plus grand de venir ainsi à l'église et de s* exposer en cet étcU au regard des malheureux. Si vous
AVIEZ LE PROJET DE LES SOULEVER CONTRE VOUS, VOUS I<UB POU- VIEZ TROUVER UN MOYEN PLUS EFFICACE ; CAR IL Y A DE LA
CRUAUTE A DISSIPER AINSI POUR LA SATISFACTION DE VOTRE LUXE LES BIENS que Dieu vous a CONFIES pour des CEQVRES de charité. Considérez la foule des pauvres parmi lesquels vous passez ; f^otre magnificence les irrite dans la fidm qui les presse et les dévore, ET LEUR NUDITE CRIE VENGEANCE CONTRE CES VÊTEMENTS SUPERBES ET CET APPAREIL DIABOLIQUE. Ne vaudrait-il pas mieux soulager Pindigence, QUE DE SB PERCER LES OREILLES POUR Y SUSPENDRE LA NOURRITURE DES PAUVRES ET LA VIE D'UNE INFINITÉ DE MALHEUREUX.
Si sévère que puisse vous paraître le Saint, oh ! qu'incomparable est sa douceur auprès du châtiment que le FILS DE L*HOMME VOUS réservc, si vous ne vous empressez de faire pénitence, td e^]f de renoncer aux richesses in* justes, c est-à-dire à cette chose d'autrui qu'on possède quand on possède le superflu.
Et ensuite il dira à ceux qui sont à sa gauche, retirez vous de moi, maudits, et allez dans le feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges.
Car fai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; f(U eu soif et vous ne m' avez pas donné a boire.
fêtais étranger et vous ne m'avez pas recueilli; fêtais nu et vous ne m'avez pas vêtu ; fêtais malade et en prison et vous ne m'avez pas visité.
Et ceux-là lui répondront aussi : Seigneur, quand estrce que nous t'avons vu avoir faim ou soif ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et que nous ne t'avons point assité ?
Et il leur repondra : Je vous dis en vérité qu'en tant que
vous NE l'àVRZ pas FAIT A l'xJN DE CES PLUS PETITS DE HBS ARB- RES, VOUS NE MB l'avez PAS FAIT NON PLUS.
ET CEUX-CI S'EN IROiNT AUX PEINES ÉTERNELLES. Maïs les justes s'en iront à la vie éternelle. (Saint Malt. XXV 41 à 46.)
EI^ bien» citoyen procureur, vous n'avez rien vu encore. Seulement vous voilà convenablement préparé à ce qui va suivre.
Cette maxime de M. Proadhon : La prùpriéU^ c*e%t le f al,, ces prétendus saints, ces docteurs illustres, ces martyrs la répètent, la développent ; en un mot, c'est pour finx parole d'Evangile.
Accusé Basile, approchez et répondez : « Quel fist celui fu'on doit regarder comme vokur? »
SAINT JBAN-CHRTSOSTOiiB. Voici l'idée qu'on doit se faife dos riches et des avères ; ga sont des voleurs qui assiègent la
VOIB PUBMQUBi DÉVALISANT LES PASSANTS ET FONT DB LEUAS CHAMBRES DES CAVERNES OU ILS ENFOUISSENT LES BIENS D* AUTRUI.
(S. Joan. Chrysost. de haw-ro concio, I.)
M. LE PRÉSIDENT. Vous n'avcz pas la parole. Baaile répondez: Quel est celui qu'on doit regarder comme voleur?
SAINT BASILE, cr G'est celui qui s'approprie à lui seul ce qui est à plusieurs particuliers. N'êtes -vous donc pas un voleur, voiis qui rendez propre à vous seul ce que vous nv z reçu pour le commv/niquer et ledistribver à plusieurs't » Si l'on appelle voleur celui qui dérobe un habillement, doit^m donner un aulve nom à celui oui, pouvaot sans se "nuirei, habiller un homme qui est tout nu, Te laisse pourtant tout nu ? le pain que vous retr-
NEZ CHEZ vous ET DONT VOrs AVEZ TROP EST AUX PAUVRES QUl MEURENT DE FAIM ; LES HABILLEMENTS QUE VOUS GARDEZ DANS VO^ TRE ARMOIRE SONT A CEUX QUI SONT NUS ; LES SOULIERS QUI SE MOI- SISSENT CHEZ VOUS SONT A CEUX QUI n'eN ONT PAS ; l'ARGENT QUE VOUS GACHEZ DANS LA TERRE EST A CEUX QUI SONT RUIFféS. » (S.
Basil, mag. de avarit.)
Estrce clair? « A Charenton! » criez-vous. Vous croyez être au bout? je ne fais que commencer.
Greffier, prenez votre meilleure plume, et écrivez ce que va nous dire le sieur Grégoire dit le Grand.
UN RÉPUBLICAIN HONNÊTE : MousleuT le président, esU ce que vous êtes décidé à iaisser durer cela jusqu'au bout? C'est bien violeut, cependant ! (Voyez dans le Monitem universel la séance de l'Assemblée nationale du 34 juillet; discussion d'une poposition du citoyen Proudhon.)
Saint GRécoiRE-LB-GRAND. « Ce n'est pas assez de ne pas ravir le bien d'autrui ; en vain ceux là se croient innocents, qui s'approprient à eux seuls les biens que Dieu a rendus communs : en ne aonnant pas aux autres ce qu'ils ont reçu , ils deviennent MEURTRIERS €t HOMICIDES parcc que, retenant pour eux seuls le bien qui aurait soulagé les pauvres, on peuv dire
qu'ils en tuent tous LES JOURS AUTANT QU'iLS EN AURAIENT PU
NOURRIR. Lors donc que nous donnons de quoi subsister à ceux qui sont dans la nécessité, nous ne leur donnons pas ce qui est à nous, maU nous leur donnons ce qui est a eux. Ce n'est pas tant une œuvre de miséricorde que nous faisons, qu'une dette A»» NOUS PATONS. » (S. Grég. Reg, past. p. 3. c. 22.)
TOix DANS L'AUDironiB. Cest une menace à la soeiëtë. — C'est un crime envers la société. — Nous ne pouwns entendre ces choses-là ! — Ce sont des eitravagances. Ce sont de véritables folles ! — Rappeles-le à la pudeur ! — C'est intolérable ! {loe. cit.)
— Gendarmes, faites venir le prévenu Grégoire de Nysse.
Sioirr Grégoirb de N^sb. Il eût été meilleur et pins juste^
Suisque nuus sommes tous frères et unis par les liens du sang et e la naturd, quenoGsnartageassions tous également. Qae si un seul veut se rendre maître de tout le bien, le posséder tout entier et exclure ses frères de la troisième ou de la quatrième partie, celui-là n'est pas un frère, mais uir ttran iimuMAiN, UN BARBARE CRUBL, ou plutôt UNE BETE FAROUCHE dont
LA GUBOLB EST TOUJOUBS OUVEETE TOUB DivOBEB ELLE SEULE TOUTE Lk NOUBBITUBE DES AUTBBS'
LB CHOELH. n fallait faire le coup de ftasil le 23 juin! — Il fallait avoir du courage ! — Où étiez-vous donc dans les journées de juin? — Vous êtes le Marat de cette doctrine ! — C'est vous qui avez allumé l'incendie ! — Il fallait dler aux barricades {loc. cit.).
LB crroTEN SENARD. Il cst trop lâche, il n'ira pas. Ces gens-là appellent derrière les barricades, mais ils n'y vont pas {loc. cit.).
quelqu'un. Mandrin n'en dit pas davantage (loc. cit.),