IV
Tu crois qu'il y a ua seul Didu , leur crie saint Jacques ; tu fais bien : les démons le croient aussi , et ils en tremblent. (Epît. cath., op. Il, V.-49.)
Ainsi , Monsieur, la foi sans Tes œuvre» ne serait pas mtoc une marque distinctive entre nous et le diable f
Ces paroles pleines de compassion et de douceur, dont vous êtes si généreusement prodigues, chères sœurs, envers les pauvres, ne sont, je dois vous ea jMrévenir^ d'aucune utilité pour votre salut.
Si un frère ou une» sœur sont nos, et qu'ils manquent de la nourriture qui leur est nécessaire chaque jour;
Et que quelqu'un d'entre vous leur dise : Aller en paix, chauffez-vous et vous rassasiez, et que vous ne leur donniez pointée qui est nécessaire pour leur corps, à quoi cela servira-t-ilî(/Zi. , V, 45, 46.)
Et sachez , blanches brebis , qu'il ne dem mde pas de quelle uttlîté ce serait pour le prochain ; mais , question bien autrement sérieuse, à quoi cela servirait à vousmêmes !
Que servira-t-il à on homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres? Cette foi le poucra^t-elte sauver ? (/ôid., U.)
A ces paroles si nouvelles pour vous, je vous entends, douces habituées des saints lieux : « A quel prix mériterons-nous donc la béatitude éternelle? < Et en effet, si flevé qu'en soit le prix , un tel marché serait un bon placement. Mais, pieuses égoïstes, avez-vous oublié les paroles du Sauveur, ou ne vous en a-t-on pas^ dit la portée?
Aimez Dieu par dessus toutes choses et votre prochain comme vous même.
Trouvez-vous le conseil trop vague?
Toutes les choses que vous voulez que les hommes vous fas» sent, f£ûtes*4es leur aussi de même, car c'est là la loi et lespio** phètes. (Matth. Vil, 2.)
Ne comprenez- vous point encore?
•umAhms dit le Seigneur, (St-Luc XII. 33.) Vous commencez à comprendre.
Vous allez comprendre tout à fiait.
Ecouta le précurseur ps êchant la repentance dans c tout le pays qiri est aux environs du Jourdain » :
Il disait donc au peuple qui venait pour être baptisé par lui
Bacb m irirtuB, on todb a «mus a foi» u coLku a vb*
La oo|;iiée est déjà mise à !t racine des aibree. Tout arbre donc qai ne produit pas de bon froitTa être coupé et jeté au feu. Ates le peuple lui demanda : c Que ferone^ nous donc? > Il leur répondit: QUB CELUI QUI A DEUX HABITS EN DONNE Â CELUI QUI N EN Â POINT : ET QUE CELUI QUI A DE QUOI MANGER EN FASSE DE MÊME. » (Sain^Ln6, III, 7,9,40,44.)
Cest révèque SalYien qui vous en avertit.
Si roa« ne dispotez pas de vo§ biens en faveur des pauvres c'bt que Y0U8 NB cnoTsi POINT. Nou, VOUS ne croyez point ; vous avez beau soutrair le contraire, vos acti<m9 démentent vos paroles. (Saivian, cont. avarUy L 3.)
Nos biens? tous nos biens? demandez vous de vote phis douce voix.
Oui, chères colombes, et votre vie par surcroît !
Nous avons connu ce que c'est que la charité, en ce que Jésus- Christ a donné sa vie pour nous; nous okvons nc»ic Arssi