‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 5 sur 60 · EPILOGUE : AUX PHALANST^aiBIlS · texte numérisé non relu

EPILOGUE : AUX PHALANST^aiBIlS

Notes 221

JfimwMmmCMwÈmt devwnt les Consellii

de ifueive 226

iV. B. On me fait querelle de n'aroir pas mis dans eette brochure une exposition des voies et moyens de solution de la question sociale.

C'est peu raisonnable. J*ai consacré à cette exposition, entre autres , deux volumes sous le titre de Destinée sociale. J'y renvoie les curieux. Cepi, c'est peur faire des curieux.

,„ -., r iMprédlc-

■luui écrite! 11 ; a phnleura moi* dam ce livre,

La (oclâlé actuelle et le gouvemaaMBt de» Morts devieioent de plu* en pliu bapoHlblea

Dana Fordre politique, qui n'ett h M ual encore qu'âne bloo petite affaire, la contradiction, Fliieapaïllé, l'impulM^KB et leur i oinpagne obligée, la liolew», lOBt i fordre du mut.

 peine le* ripubUcaina rollii* a uue Conilltutlon, celle CoutUtutlon eitaudacleuftemeulallaquêe par toutït le* bande* réactlganatret.

Apdnelce répubUcalusdeieiwIcadârenfeura delà légalitA.leatoldiaant reprriMalaiits de l'ordre et de la ■uMUratlOB *« font, tur tôiu le* pointa, tkuteur* d'anarchie, conapiraleur*.

Dans leur impatience aveugle, déieipérie, peur le ridicule BTantaae de te (Ubarraater quelque* jour* pluetSt d'une Aaaemblée faible, maU honnête et eu majorité répiibUc^ne, IlilnTeolent et colportent sar toulp laiurtkcedupay* de* miichlnee de guerre. €e> mactiluei lD«endlenMil touB le* pouvoir* que le* raffalea qui loulllenl *ur le chaoi «ocIbI et révolutionnaire amëneronl un Instant au gouveroemenl.

La divUlon, la b^ne, la trablson, et la peur qui rend violent te* Ucbe*. «oui en permanence.

La France e*t grosse de complot* croisés et de coups d'Etat. Tous les drapesuxdUTleui monde s'aulient, temélent etacbèventâe l'avilir. Vert la Qn de la pru&ib^ Constituante, la veille de «a et de ss, la

son et l'eaprlt énergumène de queTque» autres, tort lotit à loupunejonrnée mytlérieuse, sombre et année, qol eti la lituallon toute entière, car cette journée contenait an mein* quatre complot*, troi* d'altaque et un de ré»i*tanee. La France a étd c« Jour-U à un doigt d'une guerre civile

Conseil, un de ce* FantOme* qui, de *on aveu, - porte mnlbeur ft tout et qu'il veut tauver, • pour ruiner la derolère chance qui restât s Tordre : Tou* le* e*prilt t^et, l'opinion publique elie-meme vj prêtait géoéralement, étaient, en ce maeaenl, d'accord pour laitier au pré^denf de la République une tarte d-IrresponiabiliM relative, qnmeOHàt de* UtADoemeut* et permit de ^re face à la mobilité des lempi par la mobUllé de* minl*tèret...

Cette intpiratlon univertelle et du haneene le plus vulgaire dans la slluallon, cette dernière plsncbe de enlut. .. H. Odilon Barrot la brl*e: C'est le Fere noble marqué par le destin pour prétider aut pompe* taatbrtsdia dynasties rettanrées, formée* ou en velléité de formation.

Entre lempa, l'Allemagne le prépare !L prendre la tête de colonne du mouvement démocratique révolutionnaire, et le Socialisme s'élabore en France et dans la moitié de l'Europe avec une indicible rapidité et tur une échelle Immense.— Noui verrons de no* yeux la nataaancs du Hoadr nouveau, du Monde rayonnant de liberté, d'harmonie rt de benlieur,

Dimanche, t février lus.

OU

§ 0. — CouronnéB de Cyprès.

£n tète de ce troisième tirage du Socialisme devant le vieux monde, je dois rendre justice aux Morts. Ils font ce qu'ils peuvent. Chaque jour ils apportent à la vie et à la vérité de nouveaux témoignages.

Ils s'efforcent de faire acte d'existence. Ils essayent de gouverner, de ranimer la confiance, de pacifier les esprits, — ce sont leurs expressions. Mais ils ne gouvernent pas; mais la confiance ne revient pas; mais les esprits agités par les intrigues honnêtes et modérées s'échauffent et s'aigrissent de plus en plus.... Tout cela au profit du travail de décomposition du monde qui s'en va, des institutions qui expirent.

On les voit donc se succéder au Pouvoir et passer comme des ombres.

II est nécessaire que ces exhibitions d'outre-tombe aient lieu.

Il faut qu'elles ne soient dérangées par aucune effervescence intempestive des idées qui s'élaborent. Il le faut pour l'éducation et 1 édification des intérêts. Les intérêts doivent apprendre que rien des institutions anciennes ne les peut sauver, que le salut ne leur peut venir que des idées et des institutions nouvelles.

Démocrates et Socialistes, gardez-vousdonc de troubler ces expériences posthumes. Vous êtes les hommes du droit, de l'idée nouvelle et de l'amour. Développez la conscience du droit, fortifiez et mûrissez l'idée, pratiquez l'amour. Laissez aux revenants l'illusion de la force qui a péri, et soyez remplis d'une ardeur calme et d'une sainte confiance.

La force brutale était la loi du monde barbare. L'idée, le droit et l'amour sont les Puissances invincibles et sacrées du monde qui va naître. Votre jour arrive; sa lumière toute seule chassera les fantômes.

Mais quel bruit se fait au camp des Morts 1 — L'un d'entre eux, qui iusqu'ici avait gardé le silence, sorti cette nuit de sa tombe entr ouverte, a parlé sous son linceul.

De son vivant, ce trépassé s'appelait François Guizot. lï fut professeur en Sorbonne sous la Restauration, et onze ans ministre sous Louis-Philippe.

Au temps du libéralisme il fit son œuvre. Il servit avec éclat et sonorité dans la campagne de 4815 à 4830, qui assura, contre les derniers efforts du vieux Patriciat nobiliaire, l'émancipation de la Bourgeoisie. .

Bientôt, ridée de son temps se solidifia dans son cerveau. Il devitti UAO incarnation atetraito, avevglt , pleine d*oipieii, revêtue de foitncfi dogciatiques, tranchantefi et d'une rigueur calviniste, du Patriciat de la haute Bourgeoisie, dont il formula la doclriw. Il se montra dans Tordre verbeux, pour ce Patriciat transitoire, ce que Caton avait été, dans Tordre de Taction, pour la vieille Aristocratie romaine.

Dieu veut aujourd'hui que les Défunts rendent des signes. Il les fait successivement parler, afin que le Néant soit confessé par lui-même.

M. Thiers nous avait donné son livre; M. Guizot nous devait le sien. Lisez donc le livre que le plus snlennel de ces Morts

wiresse aux Vivants pour leur enseigner la vie. — docte

ignorance! ôsénile entêtement! ô majestueuses vanités!

Je ne connais pas de plus irréfragable témoignage que ces voix qui sortent de terre, que cette illusion funéraire qui faitprendre à des esprits distingués, pour la réalité et la vie, le souvenir des choses du temps accompli, les rendant imperméables à toute idée Appartenant à une alluvion postérieure à celles dont ils ont été contemporains.

Les ombres des Idoroénées et des Nestors s'entretiennent aux pâles et froids rayons du soleil élvséen : elles croient toujours à Texistence, sur la terre, de leur Crète et de leur Pylos : elles redisent éternellement leurs formules d'autrefois et nous croient Çerdus si nous ne nous gouvernons d'après leurs sentences I — âdions de nous préserver de ce travers quand nous serons vieux.

QIJ'BST-CS Q€E LB «OCIALlSliK.

S L La société «ctfteUe pe«it-«Ue tAH*.

La société moderne est en proie à une décomposition définitive. Le vieux monde, le inonde de Tesclavage, de la féodalité, du prolétariat, le monde païen, attaqué dans sa base, il y a dix- huit cents ans, par la grande explosion de la doctririe de Liberté, d*Egalité et de Fraternité que le Christ eût pour mission d'apporter à la terre ; le monde de ia misire, de la lutte, de Vexploitation de Tbomme par Thomme est ébranlé jusque dans ses fondements : il craque de toutes parts sous ses étais vermoulus.

Pour quiconque sait i;)oir les choses d'un peu haut, pour quiconque a une certaine intelligence du développement historique de Thumanité, il est évidenrt que les sncictés civilisées ont atteint une de ces grandes époques palingcnésiques où une transformation fondamentale dans leur con- Istitution est imposée par une loi absolument invincible, par Taction toute puissante de leurs forces moléculaires; par ^ une de ces nécbssités, naturelles ou provideirtidies, comme

m Toudi» dire, mais eertaioenieiit impossîMes à «onjarer, fatales.

AuJMird'hui, il ne senit pas ptns au pouvoir des gonverBements et des peuples eax-mèmes d'empêcher un re- Bouvellement radical de la N>eiété européenne et par surte de Tétat du monde^ aue d*(*mpécher te changement organique commandé par la nature à Tépoque de la puberté aes êtres, ou la fonle des glaces au soleil du printemps.

Toute la question est de savoir si la fonte des glaces qui couvrent le vieux monde se produira par un phénomène de transition douce, bienfaisante et régulière, on par une débâcle générale

Pour nous, Phalanstériens, nous savons que Ton peut éviter cette épouvantable débâcle des institutions, des intérêts et des choses du vieux monde, et organiser paciftquement, régulièrement Tavenir, par une transition ellemême aussi douce que féconde.

Si l'homme n'est pas plus mattre d'arrêter le développement de la vie universelle et la marche de l'histoire que le cours des fleuves, ces forces naturelles ou sociales qu'il ae peut comprimer^ il peut les réglen

Dirigées ou non^ ces forces auront leur cours. L'homme les règle-t-il avec intelligence? elles le servent. Tente-t-îl d'y faire aveuglément obstacieT elles se jouent de ses vains eflbrts et l'emportent.

SiS^L'affrauchisBement des proléteires, ou... la guem sadale»

Pour toute l'Europe civilisée, le temps est venu de Tt- MANCiPATioN SOCIALE dcs Prolétaircs qui travaillent et qui souffrent, qui créent les produits et les richesses et qui végètent dans les privations et l'indigence; tout comme en 89, en France, avait sonné Theure de rÈHANCiPATioN poli- TJQUE pour lavant-garde des prolétaires, pour la Bour-* geoisie, que le vieux monde féodal et clérical maintenait, jusque-là, en dehors de l'enceinte sacrée des droits (1}.

(1) Les désignaUons de nobif8,de bourgeois, de salariés e( de proielaires sont des désignalions hi$^t criques. U est ridicule de chercher é les éviter. Les plus grands orateurs, quand ils le lenlent , ne parvien* neiit qu'à grimacer et à se perdre dans des circonlocutions enchevêtrées et impossibles. Noos avons encore des eiaues, bien qu'on en ait, bien qa'oa en ùm 11 est odieux de chercher à les araier l^s unes eontre les aut es; il est absurde de faire eemblaot d'eo mécoooaître rexi&tenoe. BeconnaUiScz-Ies franchement , et trouvez le moyen de les accorder.

Vouloir entraver aujourd'hui rémancipation sociale du Peuple au lieu d*y travailler avec une ardente fraternité^ avec l'intelligence des idées nouvelles , des besoins nouveaux, c'est élever des digues contre la mer qui monte; c*est provoquer un cataclysme ; c'est préparer à l'Europe entière un 93 démocratique et social.

En un mot, c'est exposer la Civilisation actuelle à une crise plus redoutable que la chute de la Civilisation romaine.

Voilà tantôt vingt années que nous annonçons cela. Voilà tantôt vingt années que chaque jour nous prédisons, décrivant d'avance, avec la plus rigoureuse exactitude, les écueils d'une voie c|ui mène à Tabtme et sur laquelle s'entêtent à rester les intérêts aveugles, les doctrines égoïstes et rétrogrades. Avons-nous prévu et prédit juste? 11 serait difficile aujourd'hui de le nier.

Or, nous le répétons et le répéterons sans nous lasser : Si l'on ne veut pas compter avec la grande force vive des intérêts du Prolétariat et du travail, avec la marée montante des droits nouveaux; si l'on veut faire rentrer de force ces droits, ces intérêts, ce flot d'idées surgissant à l'heure qu'il est du sein de toutes les nations civilisées et industrialisées de l'Europe ; si on les veut faire rentrer dans la forme ancienne, dans la forme du morcellement, de l'insolidarité, de la concurrence anarchique, de l'exploitatiou du Travail par le Capital égoïste et par la Spéculation brutale : on achèvera promptement la ruine de la société d'abord, et l'on marchera à grands pas à la guerre sociale universelle. — Et la sanglante insurrection de Juin n'aura été que la première escarmouche d* avant-garde de celte guerre horrible.

S 3. Les canses de la guerre sociale.

On attribue l'insurrection de Juin aux violences de la presse socialiste et des clubs anarchistes, aux doctrines perverses,, aux utopies données en pâture au peuple, et aux manœuvres souterraines des factions.

Sans doute, ce n'est pas nous qui le nierons, il faut inscrire" toutes ces causes dans l'inventaire de l'horrible guerre qui a ensanglanté nos rues. Il faut même y ajouter la plus grosse de toutes, celle qu'on se garde bien de dire : la provocation partie du sein de l'assemblée nationale, et qui

s'y est formulée par ces trois mots néfastes : Dissolution des ateliers nationaux SOUS TROIS JOURS.

Et cependant, qu ont été ces causes? — Des causes déterminantes, il est vrai, mais purement secondaires, purement occasionnelles.

Quelle est donc la cause-mère, la cause des causes, la cause historique de cette fatale insurrection?

Nous demanderons d'abord aux fils des Bourgeois éman^ cipés de 89 et de 92, aux historiens libéraux et aujourd'hui renégats de notre première et immortelle Révolution, quelle a été la cause profonde des perturbations de cette époque à la fois terrible et grandiose 7 la cause historique des éruptions successives du volcan révolutionnaire?

Depuis cinquante ans, les Nob es, les Émigrés et leurs fils, tousceuxdumoinsqui,dans cecamp-là, n'ont sunioublierni apprendre ; les partisans obstinés du droit divin, de l'on* pression féodale et cléricale; les incorrigibles ennemis au droit nouveau, du droit de la Philosophie et du Christianisme : depuis cinquante ans ces hommes répondent ;

a Ce sont les doctrines anarcbiques de Luther d'abord, de » Voltaire, de Rousseau, des Encyclopédistes ensuite ; car i> elles ont ouvert la boite de Pandore de la philosophie et » du libre examen, désorbité les classes, détruit rautorité > sacrée du prêtre, du roi, du noble, pour les remplacer » par la révolte de la raison; elles ont enivré les peuples x> des rêves insensés d'une justice chimérique, d'une éga« » lité impossible et anti- sociale. »

. Et que leur ont répondu, pendant cinquante ans, à leur tour, les émancipés et leurs fils, les doctrinaires, les libéraux, les historiens, aujourd'hui réactionnaires, de la Révolution? Ils leur ont répondu, et certes avec raison :

c( Les excès de la Révolution, ses violences, ses meur- » très, ses folies, ses horreurs ont eu pour cause profonde » l'accumulation séculaire des injustices, des oppressions, » des tyrannies de l'ordre féodal , et LA RESISTANCE • AVEUGLE des hommes de l'ancien Régime k dts vé^ » formes dont le temps avait sonné.... »

Voijà ce qu'ils ont répondu pendant cinquante ans ! ; L'histoire a enregistré leur réponse.

Or, on a beau affecter de ne le pas comprendre : la campagne révolutionnaire de 89 à 1830 n'a réalisé ({ue l'émancipation des fils aînés du Tiers, de la Bourgeoisie aisée et

riche, àqiii elle a doané ce qui lai manquait, les droiis . politiques. Celle campanie et rémaociiîatioa iocoinplète

E'elle a produite, bieu loia d'ùtre Tœuvre iatcgrale ae la volutioQ. eo soot à peine le prologue L'œuvre de la Rè* Yolut'on consiste dans l'application corophHe, au pr«»fit de «hacun et de tous, des principes de Libertés d'Egulilé et de Fraternité prorlanAés par nos pères, et qui sont les coaditions à la fois philosophiques et chrétiennes de la sociabJMé haflMÎne.

$ 4. La RéTolatlon n'est pas fiole.

Et qui ose dire catëgoriquemeiit que notre société, telle q|i*elle est sortie en Février des mains de TOligarchte beur-

Îîoise de 4830, réaUse eu effet la Liberté, l Egalité^ la ratemité?

Où sont-ils, les hommes libees,?

Vous faites semblant de reçaraer comme libres, parce

Ju'ils ont le droit illusoire de mettre un vote électoral ans une botte, ces légions de m^urt de-Taim des villes et des campagnes, courbés sous le double esclavage de Ti*-

fnorance et de la misère ! Libres, ces masses innombrales de Prolétaires dépourvus de capitaux et d^instruments de travail» contraints, de par la mort qui plane incessamment sur eux et sur leur Camille, de trouver chaque matin UN MAITRE consentant a louer leurs bras pour un maigre :^alaire? Libres, ces phalau.î^es innombrables de paysans en haillons, de laboureurs courbés sur la terre, aouvriers et d'artisans des cités, de pi'tits industriels et de petits commerçants des villes et des campagnes, qui ne parviennent pas, en travaillant comme des forçats, 45, 46 et 47 heures par jour, à économiser en un an, à eux tons ensemble, ce que tel banc^aier, tel spéculateur, tel agioteur, tel organe parasite ou improductif de votre systerne de commerce et de crédit usuraire rafle légalement en un seul conp de bourse ou dans une manœuvre de haut accaparement? Libres^ tous ces producteurs, tous ces industriels, tous ces commerçants des classes moyennes, rongés de soucis et d*angoissês. qui ne peuvent réussir, œalfé des elTorts de Sisyphe^ à faire face à leurs engagements, nouer les deux bouts de leurs affairesi à remplir le tonnem sans fond du déficit, sans cesse décimés par leurs fiMrles réctpreqcies, par la concanence anarchique, ruiteuse, meurtrière, par la guerre indostrielle et commer-

cîale qu'ils se font les uns aux autres oa pernismea^ ? LiBRBS, ces propriétaires, ahérés, dévorés par l'usure, écraN ses par riiypothëque, gémissaot sous le poids. d*uae dette doDt le ciiiirre oUiciel monte à H HiilliardS'? Liuss» vos riches eux-inriues^ vos capitalistes, vos intermédiaires parasites gonflés des sucs de l'industrie et du travail, ton** jpurs ii.enacés fiar des crises commerciales qui renversest comme un chàtt'aude cartes Tédlice instable d^ leur (or* tune? Libres, vos heureux toujours sous le coup desrevolii*tions p Jitiques ou sociales qui tes font trembler d'avance rt les écraseniquand elles éclatent, —de ces révolutions, ea* tendez bien ceci, — de ces révolutions sociales «fui reste* ront à Tordre du jour de la société moderne jusqu'à œ qu'cl e ait résolu son problème ? -* Voilà la uberté socuiE et iNousTRULLE dout jouit votre Peuple âouveram 1

£t vous croyez aue cela peut durer ! Et tous croyez que vous retiendrez le cbar de la Révolution dans te ïaSwt* bieroùvous vimlez, 6 aveugles! qu'il denneure enfoncé l El cela quand le mot de llbkbtê est le premier des trois mots sacramentels écrits par la main du Peuple sur le drapem dont ce char est pavoisé... et que vous ne déchirerez pas...

Et r ÉGALITÉ ! Vous avez bien le front, adorateurs de la vielle société, champions de la vieille Ecole écoBomi<|u«, vous avez bien le front de soutenir que r^GAUTi aussi eal réalisée d'ores et déjà par nos institutions sociales? N'est-ce pas au nom de la Liberté et de TEgalité que vous défbnde^ votre odieuse devise : Laissez faire et hiissez passer, e'est-à-dire, Laissez ruiner^ laissez ea^ploiter, laissez écraser les faibles par les forts ?

N'est-ce p^s au nom de régaKtc et de la liberté que TOUS soutenez votre coacurrence anarchiaue , incessamment, implaoaMement dépréciative des salaires?

Egalité ! n'est-ce pas , entre ceux qui s'engagent star le champ de bataille industriel et commercial, nantis de gros capitaux, possesseurs des machines et des instruments de travail, maîtres de toutes les positions stratégiques, armés Kisqii'atfx dents, ayant à leur service des bataillons de salariés ; «galité entre ceux-là et leurs concurrents nu», désarmés, affamés, qui doivent subtr la loi du plus fort ou se faire écraser comme le grain sous la meule 7

Eeitrrfi entre h ftls dn banquier vingt fois millionnaire et te Hh du journalier «(ni a*(iérite pas même trne hntte de terre et une pioche, son père n'ayant pas laissé de quo(

çefair^eatesrerl

Egalité, quand il est avéré que les envahissements du Prolétariat et du Paupérisme marchent de front avec les accroissements de Findustrialisme et des richesses dues au travail des pauvres et des prolétaires ! Egalité enfin , quand il est avéré que le mouvement du régime industriel

a ne vous voulez conserver dépouille de plus en plus les asses inrérieures et dénuées, au profit aune oligarchie supérieure et riche? que les capitaux s'attirant en raison de leurs masses, la richesse se condense sans cesse aux mains des grands capitalistes? quand il est avéré, enfin, que votre organisme industriel est une colossale machine qui fait des pauvres et des prolétaires en quantité d'autant plus grande que son travail est plus actif, que ses mouvements sont plus rapides !

Ces résultats iniques, monstrueux, homicides d'un système païen, barbare, sont ils réels, oui ou non? ' Ces résultats affreux sont constatés par vous-mêmes, par vos journaux, par vos économistes. Vous avez des économistes qui répètent sur le ton le plus aigre, pour se faire bien venir de vous , les condamnations que vous entonnez en chœur contre les doctrines absurdes que vous prêtez en bloc à tous les socialistes. Ainsi faisant, vos économistes se donnent comme vous , Calomniateurs d'idées, le facile honneur du triomphe sur des adversaires dont les vues et les 1>rincipes ont été, au préalable, dûment travestis. Hé bien ! isez leurs confessions sur ce point... (Yoy. Note À.)

. Et que direz-vous de laFaATBaïf ité dans ce régime industriel et social qui écrase les faibles , qui arme les forts eux-mêmes les uns contre les autres? qui hérisse de mendiants les pavés d*' vos cités? qui ne se soutient contre le vice et le crime qu'il engendre, qu'à grand renfort de baïonnettes, de lois répressives et compressives accumulées par tous vos gouvernements, et d'un système perfectionné de prisons, de sbires et de bourreaux? — Le Gendarme et le Bourreau sont encore, sont toujours les pivots de votre société fraternelle et chrétienne. Elle peut bien chasser ses Bois et se passer de Princes, votre société, mais elle n*a pas encore, et nous l'en défions, essayé de se passer de Gendarmes et d'Exécuteurs...

Fratirn ITÉ I Âh ! Chrétiens du siècle, je ne vous demanderai pas compte de la Fraternité dans votre société ; car jç peux vous écraser d'un mot que les païens eux-mêmes comprenaient il y a deux mille ans , de ce simple mot : Justice !

Je vous le dis en vérité, la Révolution qui a proclamé l'a-»

vènement de la Liberté , de rBeAtiTÉ et de la PaiiTBRiflTt n'est pas accomplie.

Elle n'a pas été accomplie par la conquête des droits politiques de la Bourgeoisie. .

Elle n*a pas été accomplie par la conquête des droits politiques du Peuple.

Elle ne sera accomplie que par Fincarnation , dans lis FAITS SOCIAUX, dc CCS trois grands termes philosophiques et chrétiens :

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