LIBERTÉ, ÉGALITÉ. FRATERNITÉ
C'est-k-direquelaRÉvoLUTioNRKSTERAEN PERMANENCE
jusqu'à rentrée en voie d'organisation d'une société capable de substituer, de la base au sommet, de la Commune à TEtat , de l'Etat l'Humanité confédérée, l'Association au Morcellement, Taccord à la lutte, la paix à la gi erre , la Iil>erté de tous à l'esclavage du grand nombre , la richesse générale enfin à tous les degrés de la misère, ~ y compris la misère des égoïstes et même celle des bons riches.
S s. L'Idée du Siècle.
Or, cet Idéal de justice, de paix, d'harmonie, de bonheur et de liberté, c'est l'Idéal commun à presque tous les So cialistes , c'est le grand desideratum social qui, en ce moment de l'histoire , se dégage de la conscience humaine chez tous les peuples civilisés, s' exhalant plus abondamment d'abord du sein aes classes les plus souffrantes. Et cet Idéal, qui se dégage de l'humanité vivante, s'en dégage imviisci- BLEMENT parccquclc temps de la rénovation du vieux monde a sonné! parce que cette rénovation est la conséquence nécessaire des principes révélés aux hommes il y a dix-huit siècles par l'Evangile, mûris par la philosophie et par l'histoire , proclamés en 89 par la nation française ; parce que cette rénovation est le but en vue du quel cette grande nation initiatrice et martyre a versé son sang par de larges blessures, pour laquelle, morte à Waterloo, descendue dans la tombe de ia restauration et de la royauté philip piste, elle a ressuscité glorieusement le 24 Février 4848 en renversantla pierre du sépulcre et les soldats qui la gardaient!...
Représentants de César, scribes, pharisiens, prêtres et princes des prêtres, hommes du passé sous toutes les rob^»
il mmB tous tes habits; ei vms alkéas et seeptiqaes, et yaos adorateurs des faux dieux, il faut en prendre votre parti.. . le tbrist glorieux est ressascité, et tous ne le rptuerez pas ! Vous ne le retuerez pas, car il est esprit Ce Christ est une Ime; et rette Idée a pris possessii>n de la oonscieDce des peuples. Elle grandit en proportion des efforts que ?oos wites pour retoidfer....
Cette Idée, qui fait bouillonner les couches profondes de la société dans toute l'Europe, et déjà m^me au-delà de l'Atlantique; cette Idée, dont vous riiez dédaigneusement hier eucore, sur laquelle hier vous faisiez si dédaigneusement silence, mais qui, aujourd'hui, vous harcèle de toutes Ïarts, vous enveloppe, vous déborde ; que vous essayez de ler par la calomnie, d'éteindre par le sophisme, et qui TOUS étrcint comme la flamme aun imme se incendie ; cette Idée enfin qui, comme l'homme armé de rEf^ritorc, s'est emparée des âmes et prend possession du Siècle... e*est le SOCIALISME.
Et, je vous le dis, moi, homme de paix, qui ai passé vingt années à combattre Tesprit de désordre, de lutte, de renversement : — Vous n'avez qu'on moyen de salut , c'est défaire pénitence et de vous convertir.