Labour Annual (1897), p
munes actuelle un seul député qui veuille être exclusivement le représentant de la classe ouvrière ou du socialisme.
.Ainsi donc, que Ton regarde les nouveaux syndicats, ou que Ton se tourne vers la politique, on croirait à première vue que le mouvement de 1889 pouvait s'appeler : « Beaucoup de bruit pour rien », et Ton serait tenté de répéter ce jugement ironique d'un partisan des syndicats à l'ancienne mode : « Si vous désirez connaître la Dockers' Union,, vous n'avez qu'à lire les journaux, son histoire s'y trouve tout entière* ». On pourrait ajouter que le vieux modèle commence à être adopté par les dockers. Après avoir d'abord repoussé l'idée d'avoir une caisse de secours, leur comité vient d'en créer une pour attirer les adhérents et pour arrêter la débandade. On pourrait donc croire que le vieil unionisme s'est imposé à ceux mêmes qui le combattaient.
La vérité c'est que le nouvel unionisme est peut-être un effort manqué, mais la nouvelle génération qui l'a produit, croît sans cesse en nombre et en force. Le vieil unionisme s'est remis d'un premier ébranlement, mais il est sans cesse heurté par de nouveaux chocs. Ses cadres s'élargissent. En 1892, l'amalgamation des mécaniciens a déclaré qu'elle s'ouvrait aux non qualifiés. Le socialisme d'État entre dans les programmes. La plupart des grandes unions ont adhéré aux principes de la journée de 8 heures, du salaire minimum, de la nationalisation du sol, parfois même des moyens de production et d'échange. Encore ne s'agit-il ici que des unions prises isolément. Mais leur Parlement annuel, et leur comité pari eme;i taire, longtemps instruments du conservatisme, ont suivi l'impulsion donnée. L'examen rapide des derniers congrès des unions va