L'ACTION DE LA COLLECTIVITÉ
LK SOCl.AI.ISME d'État KT L'KVt)I-UTION DU PARTI LIBÉRAL
I. — Socialisme d'Etat et Collectivisme. Le premier seul tient compte des conditions de la vie contemporaine. Il n'est que le développement normal d'une fonction. Son cadre s'élargit à mesure que se modifient les conditions économiques.
Socialisme d'Etat et Concessionnisme. Clioix entre l'appropriation avec exploitation directe des entreprises et la rédaction d'un statut industriel et social. La solution varie selon la mentalité et la vie historique de chaque nation. Le cas de l'Anj^leterre. Simultanéité de l'interventionnisme empirique et de l'individualisme Radical. Les chefs de l'école de Manchester ont-ils complètement rejeté l'interventionnisme ? Discussion portant sur l'œuvre de Smith, de Kicardo, de Me Culloch, de Cobden. Le lien entre le Radicalisme et le Néo-Libéralisme en matière d'intervention. Le Radicalisme n'a pas eu le sens de la vie collective, différente de la vie individuelle et supérieure à elle. Il ne laisse à l'Etat que le résidu de l'activité de ses membres. Il ne pense pas " en tant que communauté ". Le Libéralisme est aujourd'hui presque uniquement en présence de problèmes collectifs. L'interventionnisme moderne n'est pas non plus parent de l'interventionnisme Tory. Il ne s'impose pas aux individus comme un bienfait, mais dégage les possibilités qui sommeillent en eux. Pourtant, la hardiesse d'a(5tion du Libéralisme n'est pas doublée par une hardiesse analogue de conception 241
II. — L'organe. Tous les partis prétendent maintenant interpréter la \olonté populaire. Comment celle-ci se fait sentir au Parlement. La réfoime parlementaire dictée non par une théorie, mais par l'évolution économique. Le Veto Bill de 191 1 n'a eu pour but que de faciliter la réalisation d'un programme à tendances socialistes. La réforme s'arrête dès que l'efficacité législative est suffisamment garantie. L'illusion d'un contrôle populaire peut suffire si la nation n'est pas heurtée dans ses intérêts. La Chambre des Lords défend des libertés théoriques, mais pratiquement n'a cure que des intérêts d'une classe. La politique libérale est, depuis 1906, l'interprétation et non le reflet du sentiment populaire. La critique du régime actuel. Le système des partis. Le Cabinet. Celui-ci est peut-être tyrannique, mais il est efficace. L'avenir du Référendum. L'initiative gouvernementale 255
III. — Le principe d'action du Néo-Libéralisme. Caractères externes des premiers résultats acquis. Abandon général du laissez-faire. Plus de distinction entre adultes, mineurs et incapables. Réglementation des salaires comme des autres conditions du travail. Assurances obligatoires. Attaques directes contre le monopole et le privilège. Réaction des intérêts à l'intérieur du parti. Le Centre Libéral. L'aile collectiviste. Une scission est-elle à prévoir .' Coalition éventuelle des Collectivistes et du Labour Party. Le recours à l'idéal démocratique. Trois tendances dans le parti : tendance conservatrice, tendance collectiviste et tendance activement progressive. Le gros du parti prêt à remédier à tous les maux par tous les moyens, y compris les moyens socialistes. Collaboration et pénétration réciproque de ces tendances depuis IQ06 268
IV. — L'Etat et la propriété privée. Pas de gestion directe. L'opportunité de la nationalisation des chemins de fer. Les vices de l'exploitation anglaise. Comparaison avec les compagnies allemandes et belges. Lf sociali<^iite administratif et le gonvertiement local. Raisons qui militent en faveur de la gestion municipale. La synthèse des intérêts, dans le cas d'industries monopolisées, ne peut être opérée que par la Collectivité. Valeur d'usage, utilité totale ; valeur d'échange, utilité marginale. Répartition instinctive des fâches entre l'Etat et les Pouvoirs Locaux. L'interventionnisme est dans la tradition du premier, la gestion directe dans celle du second. Les Conseils Locaux agents d'exécution. Le Socialisme
Miiiiiciptil iiiii^lcus n'est piis un nionvtincnt d'idées. Presque parfait dans ses applications, il n'est pas stt^sfgestif et ne contribue que de loin à la solution du problème social. C'est u)i phénomène de la périphérie. Situation présente' des principales entreprises municipales. Eiiii.v. Port de Londres. Tramways. Gaz. Electricité. Législation. Clauses de rachat dans les contrats. Aucune réaction ne semble possible. Seconde phase du Socialisme Municipal. Politique plus expérimentale. Constructions à bon marché, etc. Difficulté pour le pouvoir local de maintenir l'équilibre entre les intérêts des consommateurs, ceii.x des salariés et cen.v des contribuables. Ta.ves et emprunts. Le critérium commercial du profil n'est pas applicable. Le problème des boissons. Le Bill de 1895. Condamnation de l'Option Locale. Système de la loi de 1904. La valeur de monopole des licences. Le Licensing Bill de 1908. La solution qu'il offrait n'aurait été que provisoire . 273 V. — Le statut ouvrier. L'interventionnisme du Néo-Libéralisme est encore instinctif en ce qu'il n'assure aux bénéficiaires qu'un minimum de protection. Il ne s'est pas encore haussé jusqu'à la conception socialiste. Le Compensation Bill de 1906. Responsabilité patronale et responsabilité sociale en matière d'accidents. Esquisse d'un système mixte. Le Sweating System et les Comités de Salaires de la loi de 1909. Premiers résultats. Le Sweating n'est pas frappé à sa source. Absence d'idées du Libéralisme quant aux minima de salaires — en dehors du minimum absolu. Son attitude dans la récente grève du charbon. Assurances et Assistance. Confusion fâcheuse de la législation anglaise. Comparaison du système de la loi de 1908 et de celui du Bill Lloyd George de 191 1. L'assurance fait personnel. Son montant doit varier avec la situation de l'individu. L'Etat doit rendre sa pratique obligatoire, mais ne doit pas unifier les primes. Nous sommes donc dans une période préparatoire et nous ne raisonnons que sur des minima. Les assurances en régime socialiste. La loi de 1908 se rattache à la Loi des Pauvres. Le Rapport de la Commission d'Enquête de 1909. Les trois systèmes de répartition des secours. Le Bill de 191 1 et le chômage 298
L" PROBLÈME AGRAIKIÎ ET I,E BUDGET LLYOl) GEORGE
L — Le problème agraire problème essentiellement anglais. Tous les partis veulent collaborer à sa solution. Avantages et dangers qui résultent pour le Socialisme de ce fait. La question est morale, nationale, fiscale. La mort des campagnes. La nouvelle classe de possesseurs. Le travailleur agricole. Une régénération spontanée est impossible. L'exode rural. L'Union des Ouvriers Agricoles. L'Accueil fait au Bill de 1907. L'Angleterre, menacée par des nations plus jeunes, cherche à redevenir autonome. Besoin de ressources. L'Income Tax ne peut être sensiblement accrue. La base de l'impôt doit être modifiée, et l'Etat va réclamer son dû. La théorie de 1' " Unearned Incrément " seule alternative au protectionnisme. La doctrine socialiste l'emporte et le problème agraire sera traité dans l'esprit général qui inspire l'évolution économique 317
II. — Nationalisation et taxation du revenu du sol. Faveur dont les deux conceptions ont joui au cours du XIX' siècle. La nouveauté du Budget et les inquiétudes qu'il inspire. Il tient compte de la valeur de la terre. Il n'est en rien une mesure instinctive. Il consacre jusqu'à un certain point l'irresponsabilité de
l'Etat, lequel n'est pas rendu comptable de l'usage fait du sol. La théorie sur laquelle se fonde le Budget ne vise pas en propre la richesse foncière, mais toutes les catégories de biens. Son application est pourtant plus facile dans le premier cas. Le monopole foncier. Pour la terre aucune élimination spontanée de la rente, aucune réaction des intérêts économiques menacés n'est possible. Ses détenteurs ne participent pas au risque industriel. Ils sont donc traités avec une équité
suffisante dès que la rente de capacité leur est réservée 326
IIL — La Nationalisation et le rachat. Exposé de la doctrine de Wallace, Historique. L'accès à la terre et la liberté politique. La théorie du libre-échange foncier. Kéfutation. Occupation et possession doivent être confondues. Droit de chacun à la possession du sol. Le rôle de l'Etat. Le Tenant-Right et le Quit-Rent. L'évaluation du premier. Wallace croit que la demande de terres est illimitée. Comment chacun peut posséder le sol 332
IV. — L'évolution économique et législative a en partie consacré le principe dont s'inspire l'œuvre de Wallace. Mais elle a tenu compte de la proportion réelle entre l'offre et la demande. Le problème de la Nationalisation a donc été une question de fait et d'opportunité. Comparaison du Bill Irlandais et du Small Allotments Act de 1907. Mêmes tendances, mais, faute d'organes adéquats, l'œuvre de nationalisation s'arrête à mi-chemin dans le premier cas. Le rôle des Conseils de Paroisse et de Comté. La politique agraire de ceux-ci est progressive quoique socialisante. Analyse de l'Acte de 1907. Les Pouvoirs Locaux contrôlent l'usage auquel le sol est soumis. L'Acte permet la création de simples tenures et de petites propriétés indépendantes 340
V. — Faveur de la nouvelle classe de cultivateurs pour les simples tenures. Causesi. Les résultats anti-sociaux du Bill Irlandais. Supériorité, dans un trèsgrand nombre de cas, de la Taxation sur la Nationalisation. La première seule fait revenir à la Collectivité ce qui lui est dû. Economie dans la procédure. Les situations acquises sont respectées. La Nationalisation pratiquement irréalisable pour la propriété urbaine 344
VI. — Rencontre fugitive de la théorie et de l'évolution en matière de taxation foncière. Différence d'attitude des hommes politiques Libéraux et des disciples d'Henry George en face du Budget 349
VII. — Le Georgisme. Cause de la faveur dont il a joui auprès des classes industrielles. En 1880 il apparaît comme un remède unique au mal social. Entre cette date et 1910 beaucoup d'autres procédés de réforme ont été expérimentés avec succès. Esquisse de la theoiie de Henry George 351
VIII. — Les réactions contre les prétentions des propriétaires du sol sur la Rente. La Rente est un phénomène universel, mais plus aisément perceptible lorsque c'est la terre qui en profite. Exemples de plus-values récentes . . 358