‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 17 sur 61 · Id., p · texte numérisé non relu

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là seulement reculer le problème, en renvoyer la solution à quelques siècles, et encore, sans garantir qu'une solution sera donnée à cette époque. D'’ailleurs, il n’est pas vrai qu'un si long laps de temps doive s’écouler avant cette échéance. Dans le cas de paix universelle et d’abondance générale que donnera l’état sociétaire, il suffirait de cent cinquante ans pour que la population atteignit au plein. Comment donc maintenir dans la haute aisance, dans l’état de richesse progressive et de minimum garanti une masse d'habitants, en la préservant de l’excès de population qui est l’un des écueils du système civilisé ? Comment maintenir la population au-dessous du chiffre de 5 milliards d'hommes en supposant que le globe arctique soit dégagé de ses glaces, à défaut, au-dessous de 3 milliards ?

Fourier ne va pas, comme Malthus, conseiller les mariages tardifs, ni la plus grande prévoyance dans les relations matrimoniales, ni comme les disciples qui ont méconnu ou défiguré la pensée du Maître, proposer des moyens peu recommandables. « La nature, dans l’état sociétaire, dit-il, oppose quatre digues à l’excès de population ;ce sont: 1° la vigueur des femmes; 2°le régime gastrosophique ; 3° les mœurs phanérogames; 4° l'exercice intégral (1). » Et Fou-

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