‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 110 sur 143 · LES COMMISSIONS · texte numérisé non relu

LES COMMISSIONS

« Nous vous proposons donc de nommer quatre grandes Commissions, ainsi composées :

I" Commission. — Organisation corporative professionnelle^ qui comprendra les représentants ouvriers à l'exclusion de tout aut^e élément. — Cette Commis-

sion étudiera les questions corporatives et professionnelles, les rapports spéciaux, discutera les propositions et prendra les résolutions nécessaires ; elle nommera un rapporteur général pour les séances plénières, si l'accord est complet, et deux rapporteurs, un pour la majorité, un pour la minorité, si la Commission est divisée.

Pour la II* Commission [Coopératives de production et de consommation), nous engageons le Congrès à déléguer, si possible, des coopérateurs, des industriels, des négociants et de simples particuliers, pris dans les délégués individuels des comités de « Jaunes ».

Quant à la IIP Commission, qui, dans la pratique, se trouvera aux prises avec la partie la plus essentielle de nos revendications, je veux dire la participation au capital et aux bénéfices, je suis persuadé que vous en rechercherez les éléments avec un soin méticuleux. Il faut tenir un compte scrupuleux d'abord des expériences faites, et, à ce sujet, MM. Japy et Laroche-Joubert, pour ne citer qu'eux, pourront nous prêter le concours le plus précieux et le plus efficace.

11 faudra aussi adjoindre ceux de nos camarades ouvriers les plus vigilants, pour apporter dans cette étude le cri de notre espérance et la réalité de nos revendications.

Enfin, dans la IV* Commission, traitant de la Réor. ganisation nationale et du programme social, nous y attendons, de votre sagesse, l'envoi des élémentsles plus divers : la société, la nation étant la chose de tous. »

conclusions

« Vous le voyez, Messieurs, Mesdames et chers Camarades, je n'ai fait qu'effleurer les vastes problèmes

qui nous préoccupent et qui nous rassemblent, et voilà que déjà le travail apparaît formidable.

Nous allons donc nous mettre à la besogne, vous n'oublierez pas que la France ouvrière et le monde du travail attendent de nous, non la déclaration de guerre d'une secte contre une autre secte, mais l'attestation solennelle de notre solidarité, avec tous les prolétaires de notre pays d'abord, avec tous les prolétaires de l'univers ensuite.

Ce qui distingue les hommes sincèrement « sociaux» des sectaires et des tyrans, c'est leur respect pour la liberté d'autrui, à commencer par la liberté de penser et celle de croire.

Nous ne demandons pas ànos adhérents leur Credo, nous leur demandons, quand nous croyons et pratiquons notre foi, le respect de nos croyances et de notre foi ; nous exigons, enfin, quand nous travaillons loyalement à l'émancipation de nos frères les travailleurs opprimés, le respect de nos efforts.

Et maintenant au travail, chers Camarades, songez que la France du travail attend de votre initiative la renaissance nationale. » {Longs applaudissements.)

Après le discours de Biétry, Czulowski donne lecture du rapport ci-dessous, présenté au nom de la Commission fédérale, par M. Henri Rrovel.

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