‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 2 sur 143 · CE QUE NOUS VOULONS · texte numérisé non relu

CE QUE NOUS VOULONS

Détruire le socialisme, tous les socialismes, qu'ils soient athées ou confessionnels.

Le socialisme n'est pas un système philosophique, ou une inclination humanitaire, ni une science, ni une politique. C'est un microbe. Il ne contient pas davantage l'avenir que le présent ; il ne crée pas, il désagrège.

Dans les pays de libre discussion et de suffrage universel, — comme la France, — le socialisme vit du chantage exercé surla classe bourgeoise. Ce parti a tellement conscience de l'inexistence scientifique, économique, ou politique de ses théories et de ses doctrines, qu'aucun de ses adeptes n'a encore osé formuler en projets do loi ses principes.

Les tendances du socialisme sont meurtrières dans le domaine économique, ainsi que ses réflexes.

Au point de vue social, elles aboutissent pratiquement à réduire les êtres humains à l'esclavage, après avoir déchaîné l'anarchie dans les sociétés.

Au point de vue ouvrier, le socialisme est une suprême abdication.

L'ouvrier « rouge » a pour programme cette devise insensée :

Je renonce àla liberté et à la propriété individuelles.

Évidemment, les meneurs disent autrement aux travailleurs ; dans leurs discours, ils parodient le vieux chant révolutionnaire :

Ouvrier, prends la machine ; Garde la terre, paysan,

sans faire remarquer que ce couplet combat le programme socialiste qui prendrait à l'ouvrier la machine, au paysan la terre. Mais les syndiqués « rouges » ne sont pas difficiles.

Jusqu'ici et depuis les débuts de l'humanité, les dépossédés se sont organisés entre eux, pour conquérir la propriété. Aujourd'hui, par une tactique monstrueusement réactionnaire, le socialisme, avant-garde du capitalisme centralisé, fait signer aux ouvriers, à tous ceux qui ne possèdent rien, leur renoncement à lacon^ quête de la propriété.

Ces gens, qui prétendent combattre les monopoles et l'accaparement, veulent créer à leur profit un monopole unique, faire à leur gré l'accaparement total des moyens de production et d'échange, et il se trouve desJ malheureux pour applaudir à cet attentat contre la ' civilisation et l'indépendance humaine.

Les esclaves se sont révoltés contre leurs maîtres pour conquérir la propriété individuelle, les serfs contre le? féodaux pour conquérir la terre, les ouvriers

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