‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 3 sur 143 · CE QUE NOUS VOULONS · texte numérisé non relu

CE QUE NOUS VOULONS

socialistes, eux, préparent la révolution pour renoncer à ces conquêtes, pour se constituer en troupeaux, sous la houlette de bergers qu'ils choisiront, pauvres âmes basses, nées pour la servitude !

Le régime esclavagiste est évidemment tout ce que méritent de mieux des syndiqués rouges, des « intellec tuels » ratés et en général les gens capables de rêver comme un progrès d'une organisation sociale socialiste. Mais, nous, qui ne voulons pas être du bétail humain, ni de la « semence de bétail », ni un numéro sans volonté, obéissant servilement, aveuglément, dans la société socialiste, nous nous révoltons.

La bête empoisonnée, dont les morsures ont gangrené tout le corp social, c'est le socialisme. Nous l'abattrons, nous enfouirons ses dépouilles dans le mépris public et désinfecterons les cités qu'il occupa.

Ce petit livre n'est dans la bataille contre le monstre qu'un faible coup. Nous en avons déjà porté de plus vigoureux; nous en préparons d'autres. Mais il faut marquer les étapes pour ceux qui nous suivent et pour ceux qui nous succéderont.

En quelques pages, nous ferons d'abord l'historique du socialisme, puis la genèse de notre intervention, la marche de notre propagande, les résultats obtenus.

Ces explications seront assez lumineuses, nous l'espérons, pour qu'après leur énumération nos lecteurs soient convaincus de la grandeur et de l'efficacité de notre cause.

Les Jaunes sont, à n'en pas douter, les libérateurs sincères du monde du travail, asservi par la spécula-*!

tion et l'accaparement des matières premières ou des produits manufacturés.

On apprendra ici à faire la distinction nécessaire entre le capital qui travaille et le capital qui spécule^ et on verra clair comme le jour que le socialisme n'est, ne fut, qu'un agent du capitalisme spéculateur contre le capital producteur.

Nos théories, nous l'espérons, se suffiront à ellesmêmes pour convaincre les esprits de bonae foi. Nos principes sont pénétrants et féconds. Ce sont les Jaunes qui rétabliront l'équilibre dans l'organisation du travail et la répartition de ses fruits. Et ce sont eux encore qui apportent l'harmonie et la renaissance dans les sociétés modernes.

Ses origines. — Karl Marx, Engels. — Le manifeste socialiste. — Les premières attaques contre le capitalisme producteur. — La guerre « d'abord » contre les religions.

/ers la fin de 1847, les Juifs Karl Marx et Frédéric Engels publièrent le Manifeste socialiste qui renferme, au point de vue théorique et pratique, presque toute la ■science et la tactique du socialisme moderne.

On y trouve la conception matérialiste de l'histoire, la haine de toutes les religions et ces appels pressants aux prolétaires, aux ouvriers de fabriques, aux travailleurs manuels, qui sont comme la marque, la tare originelle du socialisme dans tous les pays.

Cette persistance, l'espèce d'hallucinations qui place toutes les revendications socialistes parmi ceux qui travaillent manuellement est bien l'idée sémite par excellence. Vôgelsang * a très bien résumé cette menta-

1. Fils d'une maison chevaleresque de la Saxe (lisons-nous dans la traduction de M. La Tour du Pin-Chambly), émigré dans le Mecklembourg et en Suisse, le baron de Vôgelsang avait fait de solides études juridiques.

Né protestant, il se rapprocha des hautes autorités catholiques, notamment du futur évoque de Mayence, alors curé à Berlin, M'' de Ketteler.

Vôgelsang s'expatria, alla étudier le catholicisme et se convertit.

11 vint se fixer en Autriche après différentes péripéties et

lité particulière en une phrase lapidaire s'appliquant au règne du Juif :

« Sera maître quiconque peut donner de V argent. Est méprisé quiconque ne peut donner que du travail. » Sous ce qu'écrivent les Juifs, dans ce que disent les socialistes on retrouve constamment cette préoccupation dominante : faire croire au travailleur que le travail est dégradant, avilissant, et que toute l'exploitation sociale repose sur le travail humain. C'est donc partant de ce principe — et en attaquant l'organisation du travail, exclusivement — que les socialistes ont essayé de détruire l'ordre économique et social actuel.

La propagande de Marx et d'Engels put s'effectuer d'autant plus facilement que leurs travaux, traduits et publiés en plusieurs langues, pénétrèrent bientôt les milieux ouvriers. La Ligue internationale des Travailleurs y contribua pour une large part.

Quelle était la doctrine de Marx ^ Avait-il une doctrine ?

Nous ne trouvons, nous, dans son œuvre que des allégations non vérifiées et des constatations de fait qui ne sont, en réalité, que de pâles images des critiques de nos auteurs français, par exemple Proudhon.

devint directeur du grand journal catholique social le Valerland. Polémiste ardent, sociologue averti, il développa avec une extrême vigueur la thèse sociale catholique intégrale, malgré les procès de presse, les confiscations du journal, les condamnations multiples et les abandons de ceux qui auraient dû être ses alliés. Vôgelsang répandit et acclimata cependant ses idées et, quand il mourut d'un accident de voiture, il avait la consolation de voir se lever les continuateurs de son œuvre. Le D' Luegen, qui a arraché rHûtel de Ville de Vienne aux œuvres de la ploutocratie juive, fut un de ses disciples. Il laisse, entre autres, un traité de Morale et Economie sociale absolument remarquable.

Parmi ces constatations, nous trouvons le relevé des « inconvénients » de la production par la grande industrie capitaliste, qui prolonge le travail d'une manière immodérée, diminue les salaires, et nuit à la santé par l'insalubrité des ateliers et le surmenage des hommes, des femmes et des enfants.

Mais en cela Marx n'était pas un précurseur : tous les hommes d'esprit libre depuis longtemps étaient d'accord quant à la réglementation des heures de travail, à la protection de l'enfance et aux conditions d'hygiène des ateliers.

Vauban, qui ne se targua jamais de socialisme, avait écrit depuis de longues années sur le même sujet des choses bien autrement intéressantes.

Où Marx se distingue, c'est donc seulement dans la doctrine qu'il émit « métaphysiquement » et que l'on qualifia improprement de socialisme scientifique.

Voici en quels termes Engels désignait cette partie de l'œuvre de son coreligionnaire :

« Nous devons à Marx, dit-il, deux grandes découvertes [sic) : il nous a donné la conception synthétique de l'histoire au point de vue matérialiste et il a dévoilé [sic] le mystère de la production capitaliste en rendant compte de la plus-value. Grâce à ces deux découvertes .^ le socialisme est devenu une science. »

Si la science est le fait contrôle, démontrable, résistant à l'examen et supportant l'expérience, non seulement dans le sens négatif, mais surtout dans le sens objectif et positif, on verra que l'affirmation d'Engels

était purement gratuite, et que le socialisme n'est pas une science ; ({mW est, au contraire, la uégation de la science parce que réfractaire, inapte à toute expérience pratique, et que lesdites expériences, même si elles étaient réalisables, aboutiraient à des résultats absolument opposés et contradictoires avec ceux que l'on recherche.

La théorie de l'histoire de Marx se base sur ce principe qu'il n'y a dans l'homme d'autre élément que l'élément matériel. Celui-ci est en perpétuel mouvement et en développement incessant. Le genre humain, la société humaine, eux aussi, se développent perpétuellement et tendent chaque jour à une forme meilleure.

« De même que, selon Darwin, l'homme parti des bas fonds s'est élevé peu à peu, par la sélection et la lutte pour la vie, à la hauteur à laquelle il est maintenant arrivé, de même la société humaine, la culture matérielle et intellectuelle des hommes sont en progrès constant suivant un développement qui s'effectue nécessairement et physiquement. »

« Dans la préface qu'il a écrite pour le livre : Zur Kritik der politischen Œkonotnie, Marx déclare que le mode de production de la vie matérielle détermine en général l'action sociale politique et intellectuelle. Autrement dit : les principes fondamentaux des opinions et des institutions politiques intellectuelles et religieuses d'une certaine époque dépendent toujours de l'état du commerce et de la production, et c'est d'après lui que ces opinions et ces institutions s'orientent nécessairement. Donc la doctrine sociale de Marx est athée et matérialiste. C'est lui d'ailleurs qui a déclaré que la religion était une idée déraisonnable {ein Verkehrle

Weltbenvusslsein^). 11 ramène toute la science sociale à l'organisation économique, et, partant, le salut pour lui se trouve dans le renversement de la production capitaliste. »

Nous n'entreprendrons pas de démontrer que Marx niant Dieu ne faisait qu'imiter d'autres athées, juifs, païens, ou antidéistes nés chrétiens, mais dont la « négation » constitua la seule originalité.

Ce serait perdre son temps que dire combien peu sont influentes, si ce n'est en mal, de pareilles méthodes négatives sur le corps social.

En ce qui concerne les autres allégations particulières à Bebel, elles sont plutôt amusantes àl'heure présente. — La religion^ dit-il, devient une fonction officielle dans une société oii il y a des classes dirigeantes.

Or, nous vivons, si je ne me trompe, en France, sous le régime d'une classe dirigeante, — la classe bourgeoise et sectaire qui est au pouvoir. — Elle a chassé les religieuses et les religieux, fermé les couvents, brisé le Concordat, traqué partout la religion catholique qui

1. Cette idée fondamentale de Marx est restée celle du socialisme allemand, puisque Bebel, l'un de ses chefs actuels, écrit : «La religion est le reflet transcendant de l'état social de chaque époque. Elle se transforme dans la même mesure que le génie humain se développe lui-même et que se perfectionne la société. Les classes dirigeantes cherchent à la conserver comme im moyen propre à maintenir leur domination, et la parole célèbre: qu'il faut laisser au peuple sa religion, en est la preuve. La religion est une chose comme une autre qui devient une importante fonction officielle dans une société où il y a des classes dirigeantes.

« Il se forme une sorte de caste qui accapare cette fonction et qui s'ingénie à entretenir et à consolider l'édifice, parce qu'elle assure par là même sa puissance et son crédit. »

est celle de la majorité des citoyens. — En quoi la classe dirigeante, dans ce cas, s'est-elle servie de la religion pour opprimer les autres classes ? N'a-t-elle pas, au contraire, traqué la religion pour retirer au peuple un point d'appui et d'indépendance?

Comment se fait-il, enfin, que toujours les Juifs mettent le reniement de Dieu, du Dieu des chrétiens seulement, à la base de leurs spéculations économiques, intellectuelles et politiques, et par quels arguments leurs défenseurs peuvent-ils expliquer qu'après avoir persécuté, spolié, chassé de leurs églises les chrétiens ils en soient encore à prétendre que ce sont eux les opprimés ?

En fait, le Juif s'est installéànos foyers. Les religions, d'autre part, sont toutes, sans exception, en même temps que des affirmations de foi et d'amour envers Dieu, les véhicules des revendications populaires légitimes.

Combien celte page, de Vôgelsang déjà cité, est plus convaincante, plus naturelle, plus scientifique, que les cris de colère des Juifs et de leurs prosélytes.

« Toute la doctrine sociale chrétienne, dit-il, est basée fermement et nécessairement sur la foi en une descendance unique et commune à tous les hommes.

« Celle doctrine de la ressemblance divine, de l'unité, de la consanguinité du genre humain est la racine de vie d'où la science sociale chrétienne fait sortir la dignité innée de chaque homme, son droit inaliénable au respect dû à celle dignité donnée par Dieu.

« C'est de là que nous partons pour établir la nécessité de l'échange des services entre les diverses classes de la société, et le fondement de ces rapports sociaux qui constituent la grande charte de l'humanilé.

« Cette obligation générale à une assistance fraternelle emprunte aux conditions diverses danslesquellesse produisent les rapports sociaux une forme concrète et variée. Mais, quelles que soient les formes et les exigences d'un contrat, elle le domine en quelque sorte par un devoir de fidélité réciproque à la loi de fraternité.

« Les grandes vérités fondamentales si négligeables et irritantes pourl'orgueilobstinédes Juifs, incroyables, folles pour le paganisme grec et romain, ont agi comme le levain dans la pâte. La lutte de la justice chrétienne contre Texploitation et l'oppression païennes de l'amour chrétien, contre le mépris païen de l'humanité, fit surgir ses héros, ses témoins, ses martyrs ; l'empire romain, fondé sur la violence, n'y put à la longue résister. Elle fit naître, en opposition avec lui, la famille des peuples chrétiens, et en elle la protection de la dignité humaine pour chaque classe, l'honneur du travail, la sécurité du foyer, le respect de la propriété.

« L'esprit révolutionnaire du libéralisme a dû revenir lui-même aux fondements des rapports de l'homme avec Dieu et au principe fondamental du salut, mais pour les nier tous deux. Pour ne pas vénérer en Dieu le Créateur et le Rédempteur, il proclame, comme étant ses ancêtres, le hasard, le limon générateur, le singe. Afin de ne pas régler la vie sociale et économique d'après la volonté de Dieu, il dénie à celle-ci d'en avoir posé les principes fondamentaux et rapporte son développement à la volonté propre de l'homme, à son bon plaisir. 11 se proclame lui-même législateur suprême.

« Nous sommes au tournant d'une époque dont l'on peut dire : Mirabilis facta est scientia tua! L'esprit du

peuple se tourne plein d'espérance vers la source de la dignité humaine et supplie qu'elle lui soit rendue. Il reconnaît, à travers l'histoire, l'œuvre de la Rédemption et l'action providentielle. Il voit, dans la reprise sans discontinuité de ce développement historique de la société chrétienne le chemin, qui seul peut conduire au salut pour le travailleur, le rétablissement d'une justice nouvelle et pourtant de toute ancienneté, pour ce travail imposé par Dieu à toute l'humanité et non pas à une classe seulement. »

A ce langage si noble, si généreux, si élevé, le Juif Karl Marx eût haussé les épaules. Ses coreligionnaires et disciples ne manqueront pas de le faire à sa place. Ils en sont, en effet, tombés à ce point d'orgueil et d'aberration qu'ils présentent leurs arguments sans preuvcomme une science, alors que les arguments de leurs adversaires, éprouvés cependant par les siècles, sont considérés comme inventés de toutes pièces pour les besoins de la cause.

En laissant percer le bout de l'oreille antichrétienne dans toutes leurs critiques contre la société, les socialistes ont démasqué leur plan secret. Ce sont eux, en efTet, qui nous accusent d'apporter les questions religieusesdans les débats professionnels, économiques ou politiques *. Or, nous venons de le voir par les propres déclarations de Karl Marx, puis de Bebel, auxquelles on pourrait ajouter celles de Guesde, Jaurès et consorts, le travail préparatoire du socialisme est d'extirper la Foi. Le tout est de savoir si c'est bon ou mauvais pour les travailleurs, et en cela comme en d'autres sujets — n'en déplaise aux Juifs, aux loges et aux socialistes

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