‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 25 sur 143 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Création de la Fédération nationale des Jaunes de France. — Son premier manifeste. — Tâtonnements. — Participation aux bénéfices. — L'Ouvrier indépendant.

La grande difficulté pour les dissidents était de vivre, d'abord pour lutter contre Lanoir, et ensuite de créer une propagande assez forte pour que le pays en soit touché.

Lanoir, armé d'un journal l'Union ourprière, à la tête d'une Bourse du Travail, soutenu par la presse, le patronat et l'opinion publique, semblait inexpugnable. Nous fondâmes cependant, le 1" avril 1902, la Fédération nationale des Jaunes de France, et le «manifeste» ci-dessous fut imprimé, communiqué aux journaux, adressé par la poste aux syndicats ouvriers, et enfin à Paris distribué à 40.000 exemplaires.

Il est curieux de constater qu'on ne trouve dans ce premier document ni la négation du socialisme pa7'ce que socialisme, ni la revendication de l'accession à la propriété comme moyen et but de l'émancipation du travail humain.

L'apparition de la participation de la main-d'œuvre aux bénéfices du capital y figure cependant nettement.

Voici le document :

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