PREMIER MANIFESTE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES JAUNES DE FRANCE
« Considérant que le Prolétariat dupé par les politiciens qui en vivent s'achemine peu à peu dans les voies sans issue, d'où il ne sortira, si l'on n'y porte remède, que par une révolution ;
Que cette révolution, préparée sur le terrain économique, ne peut qu'accumuler ruines et misères sur les citoyens et sur la nation ;
Considérant que les moyens révolutionnaires et les violences n'ont jamais fa^it aboutir les questions sociales et que les améliorations acquises jusqu'ici par la classe ouvrière sont les résultats, non des grèves ni des émeutes, mais des revendications pacifiques, vigoureusement poursuivies ;
Considérant, d'autre part, qu'il importe pour la classe ouvrière de provoquer toutes les réformes et améliorations nécessaires;
Que les travailleurs ne peuvent attendre, les bras croisés, le bouleversement social d'où sortirait le bienêtre universel tant de fois promis ;
Qu'en réalité l'amélioration du sort des travailleurs ne peut résulter que de leur organisation et de leur éducation ;
Considérant, enfin, que le contrat de travail entre l'ouvrier et le patron n'est pas un contrat de louage ordinaire, donnantpour donnant, auquel les deux parties sont soumises d'après des lois établies; qu'on ne saurait trop s'élever contre cette interprétation antisociale du travail, qui ravale l'œuvre de l'homme à une mar-