LES SUBVENTIONS CORRUPTRICES
« L'Ouvrier indépendant a, dans son programme, le relèvement moral et matériel des travailleurs.
L'indépendance de la classe ouvrière n'existe point. Ceux qui se prétendent les émancipateurs sontles serfs: les esclaves des politiciens.
A quelles bassesses ne descendent point les grands manitous des syndicats rouges pour obtenir des subventions ?
Tout est bon à ces grands ouvriers['i) qui vivent au râtelier des contribuables.
On mendie dans les ministères, on mendie aux municipalités.
Pour arrondir le magot qui permettra les ripailles dans le loisir, on crée des syndicats fictifs, on invente de prétendus bureaux de placement^, on s'entoure de ce que Paris et la Province comptent d'ouvriers honoraires, d'aventuriers sans scrupules, de professionnels de l'émancipation.
Tout ce monde-là vit des subventions : c'est \Etaty ce sont les villes, c'est Paris! qui subventionnent, nourrissent et engraissent les meneurs.
A bas les subventions 1
Si les lyndicats professionnels ne peuvent pas vivre de leurs propres ressources, c'est qu'ils sont fictifs, ou que leurs adhérents ne cotisent point.
Reprenons la devise qui fiamboie aux étendards des stipendiés et, nous, appliquons-la.
L'émancipation des travailleurs par eux-mêmes?
Parfaitement!
A bas les subventions ! »
1. Comme cette prétendue «Fédération des Bourses» dont le juif Lévy est le trésorier et qui reçut jusqu'à cette année 10.000 francs de subvention annuelle sous le prétexte de régulariser le placement par les Bourses du Travail, alors qu'il est de notoriété publique que cette officine ne plaça jamais un travailleur.