‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 35 sur 143 · AUX TRAVAILLEURS DE FRANCE · texte numérisé non relu

AUX TRAVAILLEURS DE FRANCE

« Au moment même où la France traverse une crise économique, tellement profonde et dangereuse, que notre prospérité nationale, et, particulièrement, nos agglomérations industrielles en menacent ruine, des agents politiques qui se disent socialistes internationalistes et défenseurs (?) des travailleurs {!!!...) lancent furieusement les uns contre les autres les membres de la grande famille du travail.

Après la grève générale des mineurs, qui coûte aux prolétaires de longues journées d'angoisses, de misères et de larmes — sans autre résultat que la victoire de meneurs sur des travailleurs qui les suivent passivement et les yeux fermés, — la même engeance créa et encouragea la grève des inscrits maritimes.

Cette dernière, dont les pertes pour notre commerce

i04 LE SOCIALISME ET LES JAUNES

national et la prospérité de nos ports se chiffrent par centaines de millions, ne rapporta non plus aucun avantage aux ouvriers grévistes.

Au nom du socialisme, les meneurs de Paris et leurs séides de province ruinent systématiquement notre pays et précipitent la classe ouvrière dans les folies les plus dangereuses pour sa prospérité présente et son émancipation future.

En présence d'un pareil danger, il était du devoir de tous les véritables socialistes de le signaler et d'y remédier y en formant un groupe compact qui permît d'organiser la résistance et de proclamer le véritable

Page 1