‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 42 sur 143 · LE LOCAL DB LA RUE DE LA CORDBRIB · texte numérisé non relu

LE LOCAL DB LA RUE DE LA CORDBRIB

blêmes de l'Economie sociale, se mûrissant lentement et sûrement pour le rôle qu'auraient dû lui assigner les événements postérieurs.

De 1864 à 1870, la place de la Corderie avait conquis une universelle publicité : elle était connue et reconnue par tous les ouvriers français où qu'ils se trouvent et, de FEtranger, lorsqu'un proscrit mettait le pied sur notre sol, il dirigeait d'abord ses pas vers la Chambre fédéraJe,

La place de la Corderie-du-Temple ! Mais c'est toute une époque ! toute une phase des événements qui ont clôturé le dernier siècle !

C'est un passé mort pour nous autres. Je croyais bien que sur ce passé était scellée définitivement la pierre tombale.

Est-ce que de ce sépulcre, où furent enfermées toutes nos espérances, la Vérité pourrait sortir, éducatrice des générations futures.

Si vous m'en croyez — n'hésitez pas — là est la place du travail libre.

Il y aura, n'en doutez point, un formidable haro, contre vous, parmi les gens du bloc.

Ne vous en inquiétez pas, nous leur répondrons.

Ami à vous.

Georges Bertin. »

« N.B. — Voyez donc, dans la collection du Cri du Peuple^ l'article magistral de Vallès, sur la place de la Corderie-du-Temple. »

S'il en eût été besoin, cette lettre aurait suffi pour lever toutes les hésitations. Quel est le jeune parti plein de sève, d'entrain, gros d'espérances, qui ne considérerait comme une bonne fortune de réveiller dan»

ses lieux d'origine les journées historiques et les souvenirs ardents se rattachant à la pensée d'un mouvement purifié.

Voici en quels termes le Travail libre annonça l'ouverture de la Bourse du Travail :

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