‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 44 sur 143 · V. Faron, F, Jarry · texte numérisé non relu

V. Faron, F, Jarry

des Blanchisseurs de la Seine. des Employés de commerce.

J. Naux, Dcval,

de l'Union syndicale des Employés d'omnibus, des Dt-bardeurs de la Seine.

Une petite fête d'inauguration réunit les représentants de trente syndicats et déjà quelques personnalités du monde patronal dont les unes, comme M. de Bellaigue, restèrent fidèles au mouvement et partagèrent ses vicissitudes.

LE MOUVEMENT s'ÉTEND

A la suite de la manifestation d'inauguration dont la presse s'était occupée, une période de propagande active commença. Au Havre, avec le concours de Czulowski, actuellement secrétaire général de la Fédération nationale, une Bourse libre du Travail fut également fondée, ainsi qu'un journal hebdomadaire ouvrier.

De même, à Boulogne-sur-Seine, où les organisations jaunes englobèrent promptement la presque totalité des organisations, dans le personnel des ouvrières et ouvriers blanchisseurs.

A Caen, une Bourse libre du Travail et un journal ouvrier hebdomadaire surgirent également sous la poussée de l'organisation centrale de Paris. A Toulon, à Cherbourg, à Marseille, comme à Brest et dans l'Est, les syndicats indépendants se multipliaient. Le moment

approchait où ils allaient devenir jaunes sans épithètc et par cela même gagner en force.

Peu à peu, malgré les tentatives faites en vue de se débarrasser du mot jaune, le Travail libre, les syndicats indépendants, les syndiqués eux-mêmes se trouvaient obligés de le défendre, de Vexpliquer, de le Justi/îer.

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